Jurisprudence CJUE62023CN0132

Affaire C-132/23, Kosieski: Demande de décision préjudicielle présentée par le Sąd Okręgowy w Warszawie (Pologne) le 6 mars 2023 — procédure pénale contre AN

CELEX62023CN0132
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 6 mars 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne une demande préjudicielle polonaise sur l'interprétation du mandat d'arrêt européen, notamment les motifs de refus d'exécution liés à la protection des droits fondamentaux. La Cour précise les conditions dans lesquelles une juridiction d'exécution peut refuser la remise d'un individu lorsque des défaillances systémiques dans l'État d'émission risquent de porter atteinte à son droit à un procès équitable.

Texte intégral

25.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 338/3


Demande de décision préjudicielle présentée par le Sąd Okręgowy w Warszawie (Pologne) le 6 mars 2023 — procédure pénale contre AN

(Affaire C-132/23, Kosieski (1))

(2023/C 338/05)

Langue de procédure: le polonais

Juridiction de renvoi

Sąd Okręgowy w Warszawie

Parties dans la procédure au principal

AN

Questions préjudicielles

1)

L’article 19, paragraphe 1, second alinéa, du traité sur l’Union européenne (TUE), l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ainsi que les principes généraux du droit de l’Union de sécurité juridique, d’irrévocabilité des décisions définitives, de proportionnalité et d’autonomie procédurale doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à toute réglementation nationale qui empêche une juridiction, dans le cadre d’une procédure d’exécution d’un arrêt de condamnation définitif en matière pénale, d’examiner si l’arrêt à exécuter a été rendu par une juridiction qui satisfait aux exigences relatives à un tribunal établi par la loi, indépendant et impartial et, s’il est établi que ces conditions ne sont pas remplies, conformément à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne jusqu’à ce jour, d’en tirer toutes les conséquences, y compris de laisser inappliqué l’arrêt ainsi rendu et d’interrompre la procédure d’exécution?

2)

En cas de réponse affirmative à la première question, un tel examen dépend-il d’une initiative de la personne condamnée ou d’une autre personne autorisée, ou, à la lumière des principes de droit de l’Union précités, la juridiction, dans le cadre d’une procédure d’exécution d’un arrêt de condamnation définitif, est-elle tenue de procéder d’office à un tel examen?


(1) La présente affaire a reçu un nom fictif, qui ne correspond à aucun des noms des partis à la procédure.