Affaire C-150/23: Recours introduit le 13 mars 2023 — Commission européenne / Grand-Duché de Luxembourg
| CELEX | 62023CN0150 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | lundi 13 mars 2023 |
Résumé IA
Texte intégral
| 2.5.2023 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 155/44 |
Recours introduit le 13 mars 2023 — Commission européenne / Grand-Duché de Luxembourg
(Affaire C-150/23)
(2023/C 155/56)
Langue de procédure: le français
Parties
Partie requérante: Commission européenne (représentants: J. Baquero Cruz, F. Blanc et T. Materne, agents)
Partie défenderesse: Grand-Duché de Luxembourg
Conclusions
La Commission européenne conclut à ce que la Cour:
| — | constate que, en ayant omis d’adopter toutes les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la directive (UE) 2019/1937 (1) et en ayant omis de communiquer lesdites dispositions à la Commission, le Grand-Duché de Luxembourg a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de l’article 26, paragraphes 1 et 3, de ladite directive; |
| — | condamne le Luxembourg à payer à la Commission une somme forfaitaire correspondant au montant le plus élevé des deux suivants: (i) un montant journalier de 900 euros multiplié par le nombre de jours intervenus entre le jour suivant l’expiration du délai de transposition fixé dans ladite directive et le jour de la régularisation de l’infraction, ou, à défaut de régularisation, le jour du prononcé de l’arrêt dans la présente instance; (ii) une somme forfaitaire minimale de 252 000 euros; |
| — | dans le cas où le manquement constaté au point 1 s’est poursuivi jusqu’à la date du prononcé de l’arrêt dans la présente instance, condamne le Luxembourg à payer à la Commission une astreinte de 3 150 euros par jour de retard à compter de la date dudit arrêt jusqu’à la date à laquelle le Luxembourg se conforme à ses obligations en vertu de la directive; et |
| — | condamne le Luxembourg aux dépens. |
Moyens et principaux arguments
Selon la Commission, la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil, du 23 octobre 2019, sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union établit un système efficace pour la protection des personnes qui travaillent au sein d’une organisation privée ou publique ou qui sont en contact avec ces organisations lorsqu’elles signalent des violations du droit de l’Union dans certains domaines.
Conformément à l’article 26, paragraphe 1, de cette directive, les États membres étaient tenus de mettre en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la directive au plus tard le 17 décembre 2021. Conformément au paragraphe 3 de cet article, les États membres étaient également tenus de communiquer immédiatement à la Commission le texte de ces dispositions.
Le 21 janvier 2022, la Commission a adressé une lettre de mise en demeure au Luxembourg. Le 15 juillet 2022, la Commission lui a adressé un avis motivé. Néanmoins, les mesures de transposition n’ont pas encore été adoptées par le Luxembourg ni notifiées à la Commission.
(1) Directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil, du 23 octobre 2019, sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union (JO 2019, L 305, p. 17).
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