Affaire C-190/23, VGG: Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunal Judiciaire de Paris (France) le 17 février 2023 — Le Procureur de la République de Paris / VGG AG e.a.
| CELEX | 62023CN0190 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | vendredi 17 février 2023 |
Résumé IA
Texte intégral
| 17.7.2023 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 252/16 |
Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunal Judiciaire de Paris (France) le 17 février 2023 — Le Procureur de la République de Paris / VGG AG e.a.
(Affaire C-190/23, VGG)
(2023/C 252/18)
Langue de procédure: le français
Juridiction de renvoi
Tribunal Judiciaire de Paris
Parties dans la procédure au principal
Partie requérante: Le Procureur de la République de Paris
Parties défenderesses: VGG AG, VGG Entertainment Inc., Dan A., SAS M. Trade, SASU D., SAS T. Logistique, Arthur C., SAS S., Grégory B., David C., David M., IE, CID
Questions préjudicielles
| 1) | L’article 56 du traité FUE est-il à interpréter en ce sens qu’il permet aux autorités nationales d’appliquer une législation, issue de l’article 1er de la loi française du 27 juin 1919 portant répression du trafic des billets de théâtre et de l’article 313-6-2 du code pénal introduit par la loi du 12 mars 2012, dans la mesure où ces dispositions ont pour effet d’interdire, sauf exception, la revente ou l’aide à la revente entre les personnes physiques ou morales européennes, situées dans deux États membres différents, de billets achetés sur le premier marché? |
| 2) | Les articles 56 et 52 du traité FUE ainsi que les exigences impérieuses d’intérêt général qui s’y rapportent sont-ils à interpréter en ce sens qu’ils permettent aux autorités nationales, sur le fondement d’une législation issue de l’article 1er de la loi française du 27 juin 1919 portant répression du trafic des billets de théâtre et de l’article 313-6-2 du code pénal introduit par la loi du 12 mars 2012, de justifier des restrictions qui ne paraissent pas aptes à protéger efficacement les objectifs invoqués, tels que la protection de l’ordre public et la protection des consommateurs, ou qui seraient disproportionnées eu égard aux mesures alternatives qui pourraient être envisagées? |
| 3) | L’article 49, paragraphe 3, de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne est-il à interpréter en ce sens qu’il permet d’appliquer aux auteurs d’une infraction à l’article 313-6-2 du code pénal, introduit par la loi française du 12 mars 2012, des amendes d’un montant prévu par cet article, s’élevant à 15 000 euros et, en cas de récidive, à 30 000 euros, eu égard, d’une part, au caractère entravant du dispositif législatif mis en place et eu égard, d’autre part, à la faible gravité des infractions commises? |
| 4) | Le principe de sécurité juridique consacré par la Cour de justice de l’Union européenne en tant que principe général de droit de l’Union européenne et l’article 49, paragraphe 1, de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne consacrant le principe de légalité des délits et des peines sont-ils à interpréter en ce sens qu’ils autorisent le maintien de l’article 1er de la loi française du 27 juin 1919 qui, d’une part, ne permet pas aux personnes intéressées de savoir si leur vente ou cession porte sur un billet subventionné ou avantagé alors que cette circonstance engage leur responsabilité pénale et, d’autre part, ne permet pas aux justiciables de connaître avec précision la peine encourue, cette peine étant libellée en anciens francs sans renvoi exprès à des textes applicables? |
| 5) | Le principe de sécurité juridique consacré par la Cour de justice de l’Union européenne en tant que principe général de droit de l’Union européenne et l’article 49, paragraphe 1, de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne consacrant le principe de légalité des délits et des peines sont-ils à interpréter en ce sens qu’ils s’opposent à l’application de l’article 313-6-2 du code pénal français qui conduit à une incertitude dans le chef d’une personne exposant ou fournissant les moyens en vue de la vente de titres d’accès à une manifestation ou à un spectacle, laquelle personne n’est pas en capacité de savoir si le vendeur a ou non obtenu l’autorisation du producteur, de l’organisateur ou du propriétaire des droits d’exploitation et alors même que la notion d’organisateur n’est pas clairement définie dans les textes applicables? |
| 6) | L’article 313-6-2 du code pénal français contribue-t-il à ériger un niveau élevé de protection du consommateur tel que voulu par le droit de l’Union et consacré par l’article 38 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, puisque ce dispositif pénal permet de lutter contre la spéculation de billets par des intermédiaires non habilités? |
| 7) | L’interdiction d’une revente de billets par une personne n’étant pas l’organisateur ou le producteur du spectacle ou quelqu’un ayant reçu son autorisation pour ce faire, instaurée par l’article 313-6-2 du code pénal, n’est-il pas contraire au principe de mise en concurrence consacré par le droit de l’Union (articles 101 à 109 du TFUE)? |
| 8) | L’article 313-6-2 du code pénal n’accorde-t-il pas un droit exclusif aux organisateurs de spectacles contraire à l’article 106, paragraphe 1, du TFUE en ce qu’il confère à ces organisateurs un monopole sur la vente de leurs billets? |
Documents similaires
Affaire T-1187/23: Recours introduit le 31 décembre 2023 — Funline Intenational/EUIPO — MS Trade (AMSTERDAM POPPERS)
31/12/2023
Affaire T-1194/23: Recours introduit le 30 décembre 2023 — Apc Europe e. a./Commission
30/12/2023
Affaire T-1188/23: Recours introduit le 30 décembre 2023 — Rain Carbon Germany/EUIPO — Novaresine (NOVARESINE INNOVATION GOES GREEN)
30/12/2023
Affaire C-805/23 P: Pourvoi formé le 29 décembre 2023 par Piamark, Lda (Zona Franca da Madeira) contre l’ordonnance du Tribunal (cinquième chambre) rendue le 27 octobre 2023 dans les affaires T-714/22 et T-715/22, Nutmark et Piamark/Commission (Zone franche de Madère)
29/12/2023