Jurisprudence CJUE62023CN0202

Affaire C-202/23, Baabda e.a.: Demande de décision préjudicielle présentée par le Verwaltungsgericht Minden (Allemagne) le 28 mars 2023 — M.E.O./République fédérale d’Allemagne

CELEX62023CN0202
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 28 mars 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne une demande préjudicielle allemande sur l'interprétation du droit d'asile européen, notamment les conditions d'application de la procédure accélérée et les garanties procédurales pour les demandeurs de protection internationale. La Cour précise les obligations des États membres en matière d'examen individuel et de recours effectif dans ce contexte.

Texte intégral

24.7.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 261/4


Demande de décision préjudicielle présentée par le Verwaltungsgericht Minden (Allemagne) le 28 mars 2023 — M.E.O./République fédérale d’Allemagne

(Affaire C-202/23, Baabda e.a. (1))

(2023/C 261/10)

Langue de procédure: l’allemand

Juridiction de renvoi

Verwaltungsgericht Minden

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: M.E.O.

Partie défenderesse: République fédérale d’Allemagne

Questions préjudicielles

1)

Les dispositions combinées de l’articles 33, paragraphe 2, sous d), et de l’article 2, sous q), de la directive 2013/32/UE (2) doivent-elles être interprétées en ce sens qu’elles s’opposent à la réglementation d’un État membre en vertu de laquelle une demande de protection internationale introduite dans cet État membre doit être rejetée comme irrecevable lorsque le demandeur a déjà présenté auparavant une demande de protection internationale dans un autre État membre et que cet autre État membre a clos la procédure parce que le demandeur a renoncé à la poursuivre?

2)

En cas de réponse négative à la question 1:

Les dispositions combinées de l’articles 33, paragraphe 2, sous d), et de l’article 2, sous q), de la directive 2013/32/UE doivent-elles être interprétées en ce sens qu’elles s’opposent à la réglementation d’un État membre en vertu de laquelle une demande de protection internationale introduite dans cet État membre doit être rejetée comme irrecevable lorsque le demandeur a déjà présenté auparavant une demande de protection internationale dans un autre État membre et que cet autre État membre a clos la procédure parce que le demandeur a renoncé à la poursuivre bien que la procédure d’asile dans l’autre État membre puisse encore être rouverte par l’autre État membre si le demandeur en fait la demande?

3)

En cas de réponse affirmative à la question 2:

Le droit de l’Union prescrit-il la date qui détermine, dans le cadre de la décision sur une demande de protection internationale, si une procédure d’asile qui a été auparavant close dans un autre État membre peut encore être rouverte ou bien cette question est-elle uniquement régie par le droit national?

4)

S’il faut répondre à la question 3 en ce sens que le droit de l’Union prescrit des règles correspondantes:

Quelle est, selon les règles du droit de l’Union, la date qui détermine, dans le cadre de la décision sur une demande de protection internationale, si une procédure d’asile qui a été auparavant close dans un autre État membre peut encore y être rouverte?


(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.

(2) Directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale (refonte) (JO 2013, L 180, p. 60)