Jurisprudence CJUE62023CN0204

Affaire C-204/23: Demande de décision préjudicielle présentée par le Consiglio di Stato (Italie) le 28 mars 2023 — Autorità di regolazione dei trasporti/Lufthansa Linee Aeree Germaniche e.a.

CELEX62023CN0204
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 28 mars 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne une demande préjudicielle italienne sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de concurrence dans le secteur aérien. Elle porte spécifiquement sur les conditions d'application des règles de concurrence aux aides d'État et aux pratiques des compagnies aériennes. La décision de la Cour guidera les autorités nationales de régulation et les juridictions dans le contrôle du respect du droit européen de la concurrence par les acteurs du transport aérien.

Texte intégral

30.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 189/24


Demande de décision préjudicielle présentée par le Consiglio di Stato (Italie) le 28 mars 2023 — Autorità di regolazione dei trasporti/Lufthansa Linee Aeree Germaniche e.a.

(Affaire C-204/23)

(2023/C 189/32)

Langue de procédure: l’italien

Juridiction de renvoi

Consiglio di Stato

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Autorità di regolazione dei trasporti

Parties défenderesses: Lufthansa Linee Aeree Germaniche, Austrian Airlines AG, Bruxelles Airlines SA/NV, Swiss International Air Lines Ltd, Lufthansa Cargo AG

Questions préjudicielles

1)

L’article 11, paragraphe 5, de la directive 2009/12/CE (1) — disposition relative au secteur aéroportuaire — doit-il être interprété en ce sens que le financement de l’Autorité doit se faire uniquement moyennant l’imposition de redevances aéroportuaires ou peut-il se faire également à travers d’autres formes de financement telles que l’imposition d’une contribution (la chambre de céans considère que le fait de percevoir les sommes destinées à financer l’Autorité par le biais des redevances aéroportuaires est une simple faculté de l’État membre)?

2)

Les redevances ou la contribution qui peuvent être imposées pour le financement de l’Autorité de supervision conformément à l’article 11, paragraphe 5, de la directive 2009/12/CE doivent-elles viser uniquement des services et des coûts spécifiques — non indiqués dans la directive, en tout état de cause — ou bien le fait qu’elles soient liées aux coûts de fonctionnement de l’Autorité tels qu’ils figurent dans les budgets transmis aux autorités gouvernementales et contrôlés par celles-ci est-il suffisant?

3)

L’article 11, paragraphe 5, de la directive 2009/12/CE doit-il être interprété en ce sens que les redevances ne peuvent être imposées qu’aux entités résidentes ou constituées selon le droit de l’État qui a institué l’Autorité, et cela peut-il également s’appliquer dans le cas des contributions imposées pour le fonctionnement de l’Autorité?


(1) Directive 2009/12/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 mars 2009 sur les redevances aéroportuaires (JO 2009, L 70, p. 11).