Jurisprudence CJUE62023CN0217

Affaire C-217/23, Laghman: Demande de décision préjudicielle présentée par le Verwaltungsgerichtshof (Autriche) le 4 avril 2023 — Bundesamt für Fremdenwesen und Asyl

CELEX62023CN0217
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 4 avril 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne une demande préjudicielle autrichienne portant sur l'interprétation de la directive « retour » (2008/115/CE). Elle vise à clarifier les conditions d'émission d'une interdiction d'entrée dans l'UE et les droits procéduraux garantis aux ressortissants de pays tiers faisant l'objet d'une procédure de retour.

Texte intégral

24.7.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 261/5


Demande de décision préjudicielle présentée par le Verwaltungsgerichtshof (Autriche) le 4 avril 2023 — Bundesamt für Fremdenwesen und Asyl

(Affaire C-217/23, Laghman (1))

(2023/C 261/11)

Langue de procédure: l’allemand

Juridiction de renvoi

Verwaltungsgerichtshof

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Bundesamt für Fremdenwesen und Asyl

Partie défenderesse: A N

Questions préjudicielles

1.

L’expression «ce groupe a son identité propre dans le pays en question parce qu’il est perçu comme étant différent par la société environnante», qui figure à l’article 10, paragraphe 1, sous d), de la directive 2011/95/UE (2), doit-elle être interprétée en ce sens que, dans le pays en question, un groupe ne possède une identité propre que s’il est considéré comme étant différent par la société environnante, ou est-il nécessaire d’examiner l’existence d’une «identité propre» de manière autonome et indépendamment de la question de savoir si le groupe est perçu comme étant différent par la société environnante?

Si, selon la réponse à la première question, l’existence d’une «identité propre» doit être examinée de manière autonome:

2.

Selon quels critères convient-il de vérifier l’existence d’une «identité propre» au sens de l’article 10, paragraphe 1, sous d), de la directive 2011/95?

Indépendamment de la réponse aux première et deuxième questions:

3.

Pour déterminer si un groupe est perçu comme étant différent «par la société environnante», au sens de l’article 10, paragraphe 1, sous d), de la directive 2011/95, faut-il se fonder sur le point de vue de l’auteur de la persécution ou bien sur celui de l’ensemble ou d’une partie significative de la société d’un pays ou d’une partie de ce pays?

4.

Selon quels critères apprécie-t-on si un groupe est perçu comme étant «différent» au sens de l’article 10, paragraphe 1, sous d), de la directive 2011/95?


(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.

(2) Directive 2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil, du 13 décembre 2011, concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire, et au contenu de cette protection (refonte) (JO 2011, L 337, p. 9).