Jurisprudence CJUE62023CN0262

Affaire C-262/23 P: Pourvoi formé le 24 avril 2023 par UPL Europe Ltd et Indofil Industries (Netherlands) BV contre l’arrêt du Tribunal (septième chambre) rendu le 15 février 2023 dans l’affaire T-742/20, UPL Europe et Indofil Industries (Netherlands)/Commission

CELEX62023CN0262
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 24 avril 2023

Résumé IA

Ce pourvoi devant la Cour de justice concerne un recours contre un arrêt du Tribunal de l'Union européenne relatif à une affaire de droit de la concurrence. Il porte sur l'évaluation par la Commission européenne de concentrations dans le secteur agrochimique, plus précisément sur les conditions de mise en œuvre d'engagements proposés. La décision clarifiera les obligations des parties et le contrôle juridictionnel des remèdes structurels en matière de contrôle des concentrations.

Texte intégral

19.6.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 216/32


Pourvoi formé le 24 avril 2023 par UPL Europe Ltd et Indofil Industries (Netherlands) BV contre l’arrêt du Tribunal (septième chambre) rendu le 15 février 2023 dans l’affaire T-742/20, UPL Europe et Indofil Industries (Netherlands)/Commission

(Affaire C-262/23 P)

(2023/C 216/42)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Requérantes: UPL Europe Ltd et Indofil Industries (Netherlands) BV (représentants: C. Mereu, avocat)

Autre partie à la procédure: Commission européenne

Conclusions

Les requérantes demandent à ce qu’il plaise à la Cour:

annuler l’arrêt attaqué;

annuler le règlement d’exécution (UE) 2020/2087 de la Commission, du 14 décembre 2020, portant sur le non-renouvellement de l’approbation de la substance active «mancozèbe», conformément au règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, et modifiant l’annexe du règlement d’exécution (UE) no 540/2011 de la Commission (1), et accorder aux requérantes le remboursement de leurs dépens exposés dans le cadre du présent pourvoi et de la procédure devant le Tribunal; ou

accorder aux requérantes le remboursement de leurs dépens exposés dans le cadre du présent pourvoi et renvoyer l’affaire au Tribunal pour réexamen.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du pourvoi, les requérantes invoquent cinq moyens.

Le premier moyen est tiré de ce que le Tribunal:

a dénaturé les éléments de preuve du dossier, et a privé à son tour les requérantes de leurs droits à la défense en jugeant que [le grief relatif à] l’absence de prise en considération des données sur la perturbation endocrinienne était non fondé;

n’a pas répondu à l’argument des requérantes concernant l’absence d’évaluation des données relatives au risque pour les oiseaux et les mammifères, les arthropodes non ciblés, les organismes du sol et les valeurs de référence toxicologiques;

a dénaturé les éléments de preuve, commis une erreur de droit, interprété et/ou appliqué erronément le règlement d’exécution (UE) no 844/2012 (2) et/ou la jurisprudence relative à l’ampliation des moyens;

a omis de traiter le moyen des requérantes relatif aux critères provisoires et aux nouveaux critères de perturbation endocrinienne et/ou de le soulever d’office, et a méconnu l’obligation de motivation;

a commis une erreur de droit, interprété et/ou appliqué erronément la procédure de consultation publique prévue par le règlement no 844/2012;

a interprété et/ou appliqué erronément la procédure prévue par le règlement no 844/2012 en ce qui concerne la présentation par la défenderesse du projet de rapport de renouvellement avant que le nouvel État membre rapporteur (ci-après l’«EMR»), à savoir la République hellénique, ait finalisé son évaluation.

Le deuxième moyen est tiré de ce que le Tribunal n’a pas motivé clairement le rejet du deuxième moyen.

Le troisième moyen est tiré de ce que le Tribunal a dénaturé les éléments de preuve et a commis une erreur d’appréciation en jugeant que la défenderesse ne s’était pas montrée partiale lorsque, sans attendre les conclusions scientifiques finales de l’EMR, à savoir la République hellénique, elle a proposé le non-renouvellement de la substance active «mancozèbe».

Le quatrième moyen est tiré de ce que i) la motivation du Tribunal concernant l’importance de l’avis du comité d’évaluation des risques de l’Agence européenne des produits chimiques est erronée, illogique, inconsistante et contraire au principe de sécurité juridique, ii) la motivation du Tribunal concernant l’absence de prise en considération, par la défenderesse, de nouveaux éléments relatifs à la classification du mancozèbe est erronée, illogique, et contradictoire, et que iii) la motivation du Tribunal concernant l’influence injustifiée accordée au métabolite éthylène thiourée est illogique, contradictoire et non corroborée par les éléments de preuve disponibles.

Le cinquième moyen est tiré de ce que le Tribunal a commis une erreur de droit, a dénaturé les éléments de preuve et a mal interprété le principe de confiance légitime.


(1) JO 2020, L 423, p. 50.

(2) Règlement de la Commission du 18 septembre 2012 établissant les dispositions nécessaires à la mise en œuvre de la procédure de renouvellement des substances actives, conformément au règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques (JO 2012, L 252, p. 26).