Jurisprudence CJUE62023CN0273

Affaire C-273/23, Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni e a.: Demande de décision préjudicielle présentée par le Consiglio di Stato (Italie) le 26 avril 2023 — Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni e a./Telecom Italia SpA e a.

CELEX62023CN0273
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 26 avril 2023

Résumé IA

Cette affaire préjudicielle italienne concerne l'interprétation du droit de l'Union en matière de concurrence et de communications électroniques, plus précisément les règles sur le contrôle des concentrations et les obligations réglementaires imposées aux opérateurs puissants. La Cour est amenée à clarifier l'interaction entre le droit de la concurrence et le cadre réglementaire sectoriel, notamment la possibilité pour une autorité nationale de régulation des communications de maintenir des obligations spécifiques après une opération de concentration déjà approuvée.

Texte intégral

17.7.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 252/32


Demande de décision préjudicielle présentée par le Consiglio di Stato (Italie) le 26 avril 2023 — Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni e a./Telecom Italia SpA e a.

(Affaire C-273/23, Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni e a.)

(2023/C 252/35)

Langue de procédure: l’italien

Juridiction de renvoi

Consiglio di Stato

Parties dans la procédure au principal

Parties requérantes: Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni, Ministero dello Sviluppo Economico et Telecom Italia SpA

Parties défenderessses: Telecom Italia SpA, Vodafone Italia SpA, Fastweb SpA, Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni, Tiscali Italia SpA et BT Italia SpA

Question préjudicielle

La directive 97/33/CE (1), en particulier son article 5, et la directive 2002/22/CE (2), en particulier son article 13, dispositions applicables ratione temporis, ainsi que les principes de transparence, de distorsion minimale du marché, de non-discrimination et de proportionnalité, doivent-ils être interprétés en ce sens que:

a)

la loi d’un État membre peut imposer l’extension aux opérateurs de téléphonie mobile des obligations de contribuer au financement des charges inéquitables découlant de la prestation du même service universel, sans subordonner cette extension à la constatation, par l’autorité réglementaire nationale, de l’existence d’une relation de concurrence ou de substituabilité entre les opérateurs ainsi désignés et l’opérateur chargé de la prestation dudit service au sein du même marché pertinent au sens du droit de la concurrence;

b)

une autorité réglementaire nationale peut utiliser, pour contrôler le caractère inéquitable de la charge, en sus ou alternativement au critère de la substituabilité entre services de réseau fixe et mobile, d’autres critères et, dans l’affirmative, lesquels, pour fonder une obligation de financement imposée aux opérateurs mobiles?


(1) Directive 97/33/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 juin 1997 relative à l’interconnexion dans le secteur des télécommunications en vue d’assurer un service universel et l’interopérabilité par l’application des principes de fourniture d’un réseau ouvert (ONP) (JO 1997, L 199, p. 32).

(2) Directive 2002/22/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 mars 2002 concernant le service universel et les droits des utilisateurs au regard des réseaux et services de communications électroniques (directive «service universel») (JO 2002, L 108, p. 51).