Jurisprudence CJUE62023CN0305

Affaire C-305/23, Bacigán: Demande de décision préjudicielle présentée par le Juzgado de lo Mercantil n° 10 de Barcelona (Espagne) le 15 mai 2023 — Agencia Estatal de la Administración Tributaria/S.E.I.

CELEX62023CN0305
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 15 mai 2023

Résumé IA

Cette demande préjudicielle espagnole porte sur l'interprétation de la directive TVA concernant les opérations de cession de créances. Elle vise à déterminer si une telle cession, réalisée dans le cadre d'une procédure collective, constitue une fourniture de services imposable et comment calculer sa base d'imposition.

Texte intégral

18.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 329/7


Demande de décision préjudicielle présentée par le Juzgado de lo Mercantil no 10 de Barcelona (Espagne) le 15 mai 2023 — Agencia Estatal de la Administración Tributaria/S.E.I.

(Affaire C-305/23, Bacigán (1))

(2023/C 329/09)

Langue de procédure: l’espagnol

Juridiction de renvoi

Juzgado de lo Mercantil no 10 de Barcelona

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Agencia Estatal de la Administración Tributaria

Partie défenderesse: S.E.I.

Questions préjudicielles

Première [question]: Si le législateur national choisit d’étendre l’application des procédures prévues pour la remise des dettes contractées par les entrepreneurs insolvables aux personnes physiques insolvables qui ne sont pas des entrepreneurs, comme le prévoit l’article 1er, paragraphe 4, de la directive 2019/1023 (2), doit-il nécessairement mettre ses règles en conformité avec les dispositions contenues dans le titre III de la directive?

En cas de réponse par l’affirmative à la première question,

Deuxième [question]: les comportements négligents ou imprudents du débiteur qui sont à l’origine d’une dette relèvent-t-ils de la notion de comportement malhonnête prévue à l’article 23 de la directive 2019/1023?

En cas de réponse négative à la deuxième question,

Troisième [question]: les cas énumérés à l’article 23, paragraphe 2, points a) à f), de la directive 2019/1023, constituent-ils une liste exhaustive de circonstances bien définies et justifiées, ou les États peuvent-ils introduire d’autres circonstances bien définies et justifiées?

S’il est répondu à la troisième question que les États peuvent introduire des circonstances bien définies et justifiées autres que les cas prévus à l’article 23, paragraphe 2, points a) à f), de la directive 2019/1023,

Quatrième [question]: les nouvelles circonstances bien définies introduites par l’État doivent-elles en tout état de cause être justifiées par des comportements malhonnêtes ou de mauvaise foi?

S’il est répondu aux [troisième et quatrième] questions que les États ne peuvent pas introduire de circonstances autres que celles énumérées à l’article 23, paragraphe 2, points a) à f), de la directive 2019/1023, ou que, s’ils introduisent d’autres circonstances, différentes et bien définies, celles-ci doivent être justifiées par des comportements malhonnêtes ou de mauvaise foi de la part du débiteur,

Cinquième [question]: une interprétation conforme à l’article 23 de la directive [2019/1023] implique-t-elle qu’une disposition telle que l’article 487, paragraphe 1, point 2, du texte refondu de la loi sur l’insolvabilité ne doit pas être appliquée lorsqu’il est constaté que l’infraction fiscale très grave résulte d’un comportement du débiteur qui n’est ni malhonnête ni de mauvaise foi?


(1) La dénomination de la présente affaire est fictive. Elle ne correspond avec le nom d’aucune partie à la procédure.

(2) Directive (UE) 2019/1023 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 relative aux cadres de restructuration préventive, à la remise de dettes et aux déchéances, et aux mesures à prendre pour augmenter l'efficacité des procédures en matière de restructuration, d'insolvabilité et de remise de dettes, et modifiant la directive (UE) 2017/1132 (directive sur la restructuration et l'insolvabilité) JO L 172, 26.6.2019, p. 18.