Jurisprudence CJUE62023CN0309

Affaire C-309/23: Pourvoi formé le 19 mai 2023 par SE contre l’arrêt du Tribunal (quatrième chambre) rendu le 8 mars 2023 dans l’affaire T-763/21, SE/Commission

CELEX62023CN0309
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 19 mai 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne un pourvoi devant la CJUE contre un arrêt du Tribunal de l'UE relatif à un litige entre un fonctionnaire et la Commission européenne. Elle porte sur l'interprétation du statut des fonctionnaires de l'UE, notamment les règles de procédure administrative et les voies de recours. La décision aura des implications pour le contentieux de la fonction publique européenne et l'application du droit de la fonction publique des institutions de l'Union.

Texte intégral

17.7.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 252/35


Pourvoi formé le 19 mai 2023 par SE contre l’arrêt du Tribunal (quatrième chambre) rendu le 8 mars 2023 dans l’affaire T-763/21, SE/Commission

(Affaire C-309/23)

(2023/C 252/39)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante au pourvoi: SE (représentante: L. Levi, avocate)

Autre partie à la procédure: Commission européenne

Conclusions

Le requérant au pourvoi conclut à ce qu’il plaise à la Cour:

annuler l’arrêt frappé de pourvoi;

en conséquence, faire droit au recours formé en première instance par le requérant au pourvoi;

condamner la Commission à l’intégralité des dépens exposés tant dans le cadre du pourvoi qu’en première instance.

Moyens et principaux arguments

À l’appui de son pourvoi, la partie requérante invoque onze moyens de droit:

1)

C’est à tort que le Tribunal a considéré que les griefs tirés de la violation des articles 2 et 9 du régime applicable aux autres agents de l’Union européenne (ci-après le «RAA») sont irrecevables (points 33 à 36 de l’arrêt).

2)

C’est à tort que le Tribunal a considéré que les stagiaires «livre bleu» constituent l’une des quatre catégories de personnel travaillant pour la Commission (point 78 de l’arrêt).

3)

C’est à tort que la discrimination fondée sur l’âge a été qualifiée d’indirecte et non de directe (point 56 de l’arrêt).

4)

Le Tribunal a opéré une application erronée du droit (points 70, 71 et 75), en justifiant une discrimination indirecte sur le fondement de dispositions légales applicables à la discrimination directe.

5)

Le Tribunal a omis d’exiger un niveau de preuve suffisamment élevé pour la justification d’un traitement discriminatoire fondé sur l’âge (points 62 à 89).

6)

Le Tribunal a opéré une application erronée du droit en déterminant des objectifs légitimes (points 62 à 64 et 65 à 72).

7)

Le Tribunal a opéré une interprétation et application erronées du droit (point 73) en considérant que les objectifs sont «d’intérêt général».

8)

Le Tribunal a opéré une application erronée du droit en considérant que les stagiaires «livre bleu» n’auraient pas été favorisés, dans la mesure où l’appel à manifestation d’intérêt aurait également été ouvert à d’autres catégories du personnel (points 80 et 81).

9)

C’est à tort que le Tribunal a considéré que la discrimination fondée sur l’âge est proportionnée (points 84 à 89).

10)

C’est à tort que le Tribunal a considéré (aux points 91 à 96) que la direction générale (DG) «Ressources humaines et sécurité» avait reçu mandat pour imposer, en tant que critère d’éligibilité, l’exigence d’avoir «un maximum de 3 ans d’expérience professionnelle».

11)

Le Tribunal a omis d’examiner la contradiction entre, d’une part, la teneur de la note d’information PERS(2018) 38/2, laquelle prévoyait «un maximum de 3 ans d’expérience professionnelle […] accumulée dans les cinq ans précédant la candidature» et, d’autre part, l’exigence imposée par la DG «Ressources humaines et sécurité» de disposer d’un «maximum de 3 ans d’expérience professionnelle» de manière générale.