Jurisprudence CJUE62023CN0346

Affaire C-346/23, Banco Santander: Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunal Supremo (Espagne) le 1er juin 2023 — Banco Santander SA/Asociación de Consumidores y Usuarios de Servicios Generales-Auge, pour le compte de ses membres Andrea et Alberto

CELEX62023CN0346
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 1 juin 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne l'interprétation de la directive 93/13/CEE sur les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs, notamment en ce qui concerne les clauses de révision d'intérêts dans les prêts hypothécaires. La Cour de justice est interrogée sur les conditions dans lesquelles une telle clause peut être considérée comme abusive et sur les conséquences pour le prêteur, en particulier concernant la restitution des sommes perçues. La décision précisera la portée de la protection du consommateur et les obligations des professionnels dans ce domaine.

Texte intégral

18.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 329/9


Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunal Supremo (Espagne) le 1er juin 2023 — Banco Santander SA/Asociación de Consumidores y Usuarios de Servicios Generales-Auge, pour le compte de ses membres Andrea et Alberto

(Affaire C-346/23, Banco Santander)

(2023/C 329/11)

Langue de procédure: l’espagnol

Juridiction de renvoi

Tribunal Supremo

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Banco Santander SA

Partie défenderesse: Asociación de Consumidores y Usuarios de Servicios Generales-Auge, pour le compte de ses membres Andrea et Alberto

Question préjudicielle

Formulée au titre de l’article 267 TFUE, concernant l’interprétation de l’article 52, paragraphe 2, sous b), de la directive 2004/39/CE du Parlement européen et du Conseil, du 21 avril 2004 (1), concernant les marchés d’instruments financiers:

Eu égard au fait que les associations de consommateurs ont qualité pour représenter en justice des investisseurs/consommateurs qui intentent une action contre une société de services d’investissement pour inexécution de ses obligations lors de la commercialisation de produits financiers complexes, les juridictions nationales peuvent-elles exceptionnellement restreindre cette qualité lorsque, dans le cadre d’une action individuelle, il est question d’investisseurs dotés d’une grande capacité financière, qui réalisent des opérations qui ne sauraient être considérées comme étant d’usage ordinaire et généralisé et qui agissent en justice sous l’égide d’une association de consommateurs, de sorte qu’ils peuvent bénéficier d’une éventuelle exonération des frais de justice dans une procédure judiciaire portant sur un montant très élevé, en évitant le versement de consignations judiciaires ainsi que le paiement des dépens de la partie adverse dans le cas de recours infondés voire abusifs?


(1) Directive 2004/39/CE du Parlement européen et du Conseil, du 21 avril 2004, concernant les marchés d’instruments financiers, modifiant les directives 85/611/CEE et 93/6/CEE du Conseil et la directive 2000/12/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 93/22/CEE du Conseil (JO 2004, L 145, p. 1).