Jurisprudence CJUE62023CN0368

Affaire C-368/23, Fautromb: Demande de décision préjudicielle présentée par la Formation restreinte du Haut conseil du commissariat aux comptes (France) le 12 juin 2023 — H3C / MO

CELEX62023CN0368
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 12 juin 2023

Résumé IA

Cette demande préjudicielle concerne l'interprétation de la directive 2006/43/CE sur le contrôle légal des comptes annuels et des comptes consolidés. La Cour est interrogée sur les conditions dans lesquelles une autorité de surveillance nationale peut refuser l'inscription d'un ressortissant d'un État tiers sur la liste des commissaires aux comptes, notamment au regard des exigences de qualification professionnelle et de bonne réputation.

Texte intégral

18.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 329/10


Demande de décision préjudicielle présentée par la Formation restreinte du Haut conseil du commissariat aux comptes (France) le 12 juin 2023 — H3C / MO

(Affaire C-368/23, Fautromb (1))

(2023/C 329/12)

Langue de procédure: le français

Juridiction de renvoi

Formation restreinte du Haut conseil du commissariat aux comptes

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: H3C

Partie défenderesse: MO

Questions préjudicielles

1)

L’article 25 de la directive 2006/123/CE du Parlement européen et du Conseil, du 12 décembre 2006, relative aux services dans le marché intérieur (2) doit-il être interprété, en considération notamment des dispositions de la directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil, du 17 mai 2006, concernant les contrôles légaux des comptes annuels et des comptes consolidés (3) et du règlement (UE) no 537/2014 du Parlement européen et du Conseil, du 16 avril 2014, relatif aux exigences spécifiques applicables au contrôle légal des comptes des entités d’intérêt public (4), comme s’opposant à ce qu’une législation nationale interdise aux contrôleurs légaux des comptes et aux cabinets d’audit d’exercer toute activité commerciale, qu’elle soit exercée directement ou par personne interposée?

2)

Dans l’affirmative, en est-il de même lorsque cette législation exclut du champ de cette interdiction, par exception, d’une part, les activités commerciales accessoires à la profession d’expert-comptable, exercées dans le respect des règles de déontologie et d’indépendance des commissaires aux comptes et dans les conditions prévues au troisième alinéa de l’article 22 de l’ordonnance no 45-2138 du 19 septembre 1945 et, d’autre part, les activités commerciales accessoires exercées par une société pluri professionnelle d’exercice dans les conditions prévues à l’article 31-5 de la loi no 90– 1258 du 31 décembre 1990?


(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.

(2) JO 2006, L 376, p. 36.

(3) Directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 mai 2006 concernant les contrôles légaux des comptes annuels et des comptes consolidés et modifiant les directives 78/660/CEE et 83/349/CEE du Conseil, et abrogeant la directive 84/253/CEE du Conseil (JO 2006, L 157, p. 87).

(4) Règlement (UE) no 537/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif aux exigences spécifiques applicables au contrôle légal des comptes des entités d'intérêt public et abrogeant la décision 2005/909/CE de la Commission (JO 2014, L 158, p. 77).