Jurisprudence CJUE62023CN0482

Affaire C-482/23: Recours introduit le 26 juillet 2023 — Commission européenne/Royaume de Danemark

CELEX62023CN0482
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 26 juillet 2023

Résumé IA

La Commission européenne demande à la Cour de constater que le Danemark a manqué à ses obligations en ne transposant pas correctement la directive sur les lanceurs d'alerte. Cette affaire concerne le respect des règles de protection des personnes qui signalent des violations du droit de l'Union.

Texte intégral

18.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 329/14


Recours introduit le 26 juillet 2023 — Commission européenne/Royaume de Danemark

(Affaire C-482/23)

(2023/C 329/18)

Langue de procédure: le danois

Parties

Partie requérante: Commission européenne (représentants: P. Messina et C. Vang, agents)

Partie défenderesse: Royaume de Danemark

Conclusions

constater que le Royaume de Danemark a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de l’article 15, sous b), du règlement (CE) no 1073/2009 du Parlement européen et du Conseil, du 21 octobre 2009, établissant des règles communes pour l’accès au marché international des services de transport par autocars et autobus, et modifiant le règlement (CE) no 561/2006 (1), en n’autorisant pas les transports de cabotage par autocars et autobus dans le cadre de services occasionnels, à moins que les transports ne soient effectués dans une période de sept jours consécutifs au cours d’un mois civil, et

condamner le Royaume de Danemark aux dépens.

Moyens et principaux arguments

Depuis le 1er novembre 2019, le Danemark a suivi une pratique administrative selon laquelle les entreprises de transport étrangères ne peuvent effectuer des transports de cabotage par autocars et autobus dans le cadre de services occasionnels au Danemark que s’ils sont effectués dans une période de «sept jours consécutifs au cours d’un mois civil». Ainsi, selon la pratique danoise, un transporteur étranger ne peut pas effectuer deux transports de cabotage par autocar ou autobus au Danemark au cours d’un mois civil s’il y a plus d’une semaine entre les transports.

La Commission estime que, par sa pratique administrative, le Danemark, en violation du règlement (CE) no 1073/2009 du Parlement européen et du Conseil, du 21 octobre 2009, établissant des règles communes pour l’accès au marché international des services de transport par autocars et autobus, et modifiant le règlement (CE) no 561/2006, limite la possibilité pour les entreprises de transport d’effectuer des transports de cabotage par autocars et autobus au Danemark. À cet égard, la Commission fait notamment valoir que la condition prévue à l’article 2, point 7, du règlement, selon laquelle les transports doivent être assurés à titre temporaire, doit être interprétée à la lumière de la jurisprudence de la Cour relative au caractère temporaire des services. Cela implique que le point de savoir si l’activité d’une certaine entreprise présente un caractère temporaire doit être apprécié concrètement. Cette appréciation ne saurait être remplacée par une règle qui implique automatiquement que deux transports au cours d’un même mois sont considérés comme illégaux s’il s’écoule plus de sept jours entre eux.


(1) JO 2009, L 300, p. 88.