Jurisprudence CJUE62023TN0006

Affaire T-6/23: Recours introduit le 12 janvier 2023 — UC/Conseil

CELEX62023TN0006
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 12 janvier 2023

Résumé IA

Recours en annulation contre un acte du Conseil de l'UE, probablement un règlement ou une décision, pour violation du droit de l'Union. L'affaire relève du contentieux du droit de la concurrence ou des sanctions économiques, soulevant des questions sur la légalité et la proportionnalité de l'acte attaqué.

Texte intégral

20.3.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 104/36


Recours introduit le 12 janvier 2023 — UC/Conseil

(Affaire T-6/23)

(2023/C 104/56)

Langue de procédure: le néerlandais

Parties

Partie requérante: UC (représentants: Mes P. Bekaert et S. Bekaert, avocats)

Partie défenderesse: Conseil

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision d’exécution du Conseil (PESC) 2022/2398 du 8 décembre 2022 mettant en œuvre la décision 2010/788/PESC concernant des mesures restrictives au vu de la situation en République démocratique du Congo en ce qu’elle concerne UC et le règlement d’exécution (UE) 2022/2397 du Conseil du 8 décembre 2022 mettant en œuvre le règlement (CE) 1183/2005 concernant des mesures restrictives au vu de la situation en République démocratique du Congo en ce qui concerne la partie requérante (ci-après les «actes attaqués») en ce qu’ils visent la partie requérante, et

condamner le Conseil aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante soulève sept moyens.

1.

Excès de pouvoir, violation des articles 75 et 215 TFUE, violation de l’article 31, paragraphe 1, TUE, violation de l’article 15, paragraphe 3, TFUE et violation du règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2001 relatif à l’accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission.

La décision 2010/788/PESC et le règlement (CE) no 1183/2005 du Conseil enfreignent l’article 31 TUE et les articles 75 et 215 TFUE;

Les règles de transparence sont également méconnues en ce que les rapports et les résultats du vote de cette décision et de ce règlement, ainsi que des décisions et règlements modificatifs suivants et des actes attaqués ne sont pas rendus publics, contrairement aux autres règlements et décisions du Conseil.

2.

L’article 3, deuxième tiret, de la décision 2010/788/PESC et l’article 2ter, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1183/2005 méconnaissent le principe de sécurité juridique, le principe de proportionnalité et le principe d’effectivité. De surcroît, l’article 2ter, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1183/2005 est plus large que l’acte juridique auquel il donne exécution.

l’article 3, deuxième tiret, de la décision 2010/788/PESC, telle que modifiée par la décision (PESC) 2022/2377 du 5 décembre 2022, et l’article 2 ter, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1183/2005, tel que modifié par le règlement (CE) 2022/2373 du 5 décembre 2022, créent chacun une catégorie de personnes tellement large, en retenant un critère énoncé en des termes de nature à ce point générale, qu’il méconnaît les principes de sécurité juridique, de proportionnalité et d’effectivité.

de surcroît, la catégorie de personnes visées à l’article 2ter, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1183/2005 est plus large que la catégorie définie dans l’acte juridique qui affirme donner exécution au règlement.

3.

Violation de l’article 41, paragraphe 2, sous c), de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après la «Charte») et de l’article 296 TFUE (obligation de motivation).

Les raisons invoquées sont très générales, définies succinctement et vaguement, et non de manière suffisamment concrète et précise. En outre, le requérant conteste chacun des motifs invoqués dans les décisions attaquées, tant en fait qu’en droit. Le Conseil méconnaît l’obligation de motivation, telle que définie, entre autres, à l’article 41, paragraphe 2, sous c), de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et à l’article 296, deuxième alinéa, TFUE.

4.

Violation des droits de la défense et de l’article 41, paragraphe 2, sous a) et b), de la Charte. Violation de l’article 215 TFUE.

les droits de la défense, dont le droit d’être entendu et le droit d’accès au dossier, tels que définis, entre autres, à l’article 41, paragraphe 2, sous a) et b), de la Charte sont méconnus. L’absence de ces garanties juridiques constitue également une atteinte à l’article 215 TFUE.

5.

Violation du droit de propriété et du principe de proportionnalité.

Le gel des fonds du requérant dans les termes les plus généraux empiète sur le droit de propriété du requérant et restreint ce droit de manière disproportionnée, compte tenu également de son application générale et de sa durée indéterminée.

6.

Violation de la liberté de circulation, du droit de séjour et d’établissement, consacrés par l’article 45, paragraphe 1, de la Charte et par les articles 20 et 21 TFUE, et méconnaissance du principe de proportionnalité.

Le requérant a pour seule nationalité la nationalité belge. Une sanction ne lui permettant plus d’entrer dans l’UE, même en transit, l’empêchant d’entrer ou de rester sur le territoire belge, empiète sur la liberté de circulation, le droit de séjour et d’établissement, et est disproportionnée.

7.

Violation des droits de la défense et du droit à une protection juridictionnelle effective, application de l’article 47 de la Charte.

Les droits de la défense et le droit à une protection juridictionnelle sont méconnus. Le requérant demande que le Conseil fournisse au Tribunal et aux parties toutes les informations nécessaires pour permettre au juge de l’Union de contrôler, de manière concrète et dans les faits, les motifs invoqués par le Conseil en termes généraux pour inscrire le requérant sur la liste des personnes soumises à des sanctions.