Jurisprudence CJUE62023TN0036

Affaire T-36/23: Recours introduit le 25 janvier 2023 — Stevi et The New York Times/Commission

CELEX62023TN0036
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 25 janvier 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un litige relatif à l'accès du public aux documents de l'UE. Il porte sur un refus de la Commission de communiquer certains documents, invoquant la protection des intérêts commerciaux. L'affaire permettra à la Cour de préciser les limites de cette exception au droit d'accès, notamment pour les informations détenues par des tiers.

Texte intégral

27.3.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 112/37


Recours introduit le 25 janvier 2023 — Stevi et The New York Times/Commission

(Affaire T-36/23)

(2023/C 112/48)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Parties requérantes: Matina Stevi (Bruxelles, Belgique), The New York Times Company (New York, New York, États-Unis) (représentant: B. Kloostra, avocat)

Partie défenderesse: Commission européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision de confirmation de la Commission C(2022) 8371 finale du 15 novembre 2022;

condamner la Commission aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque trois moyens.

1.

Premier moyen tiré de la violation du règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil (1), et plus particulièrement de son article 3, paragraphe 1, ainsi que de la violation de l’article 11 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

En appliquant un argument extra-juridique fondé sur l’article 7, paragraphe 1, de la décision (UE) 2021/2121 (2) de la Commission, la Commission a illégalement écarté le règlement no 1049/2001 et plus particulièrement son article 3, point a), en considérant les messages textuels non enregistrés comme ne pouvant être qualifiés de documents au sens du règlement no 1049/2001 et/ou en n’appliquant pas l’article 3, point a), du règlement no 1049/2001 aux informations demandées, violant ainsi également le droit fondamental d’obtenir des informations consacré à l’article 11 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

2.

Deuxième moyen tiré de la violation du règlement (CE) no 1049/2001, et plus particulièrement de son article 2, paragraphe 3.

En appliquant un argument extra-juridique fondé sur l’article 7, paragraphe 1, de la décision (UE) 2021/2121, la Commission a illégalement écarté l’article 2, paragraphe 3, du règlement no 1049/2001 en considérant les messages textuels non enregistrés comme ne pouvant être qualifiés de documents détenus par la Commission au sens du règlement no 1049/2001 et/ou en interprétant l’article 2, paragraphe 3, du règlement no 1049/2001 comme devant entraîner la conclusion que les informations demandées ne seraient pas en possession de la Commission.

3.

Troisième moyen tiré de la violation du principe de bonne administration.

La Commission, dans sa décision, affirme sans aucune motivation que les informations demandées n’existent pas, contredisant sans fondement le président de la Commission, ce qui équivaut à une mauvaise administration.


(1) Règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2001 relatif à l’accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (JO 2001, L 145, p. 43).

(2) Décision (UE) 2021/2121 de la Commission du 6 juillet 2020 concernant la gestion des documents d’activité et les archives (C/2020/4482) (JO 2021, L 430, p. 30).