Jurisprudence CJUE62023TN0040

Affaire T-40/23: Recours introduit le 30 janvier 2023 — Hatherly/AUEA

CELEX62023TN0040
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 30 janvier 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un litige relatif à la protection des données personnelles et à la compétence de l'Autorité européenne de protection des données (AEPD). Il porte sur l'interprétation du règlement général sur la protection des données (RGPD) et des décisions de l'AEPD en matière de transferts de données hors de l'UE.

Texte intégral

11.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 127/45


Recours introduit le 30 janvier 2023 — Hatherly/AUEA

(Affaire T-40/23)

(2023/C 127/56)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: Xavier James Hatherly (Hamrun, Malte) (représentant: A. Grima, avocat)

Partie défenderesse: Agence de l’Union européenne pour l’asile

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

Annuler la décision du conseil d’administration no 121 du 3 novembre 2022;

Annuler la lettre de retrait de l’offre d’emploi, datée du 8 avril 2022, conformément à la procédure de sélection portant le numéro de référence EASO/2021/TA/007 pour l’emploi d’assistant administratif (profile D: assistant à la passation de marchés);

Ordonner au conseil d’administration de l’AUEA de confirmer l’offre d’emploi en question et d’intégrer le requérant dans sa position au 22 mars 2022;

Condamner l’AUEA d’indemniser le requérant pour sa perte de salaire jusqu’à actuellement.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque trois moyens.

1.

Premier moyen tiré de l’interprétation erronée de la «qualification» requise pour l’emploi en question.

Le conseil d’administration affirme que la «référence à l’obtention d’un diplôme dans l’avis de vacance en cause est censée correspondre à la référence à l’obtention d’une “qualification certifiant l’achèvement du niveau d’études”, étant donné que l’achèvement du niveau d’études requis par les candidats est attesté par les diplômes qu’ils possèdent»;

Le statut des fonctionnaires, qui prévaut sur toute décision du conseil d’administration, ne définit pas la «qualification» strictement comme un diplôme mais indique simplement, à l’article 28, sous d) qu’un fonctionnaire ne peut être nommé qu’à condition d’avoir «satisfait, sous réserve des dispositions de l’article 29, paragraphe 2, à un concours sur titres, sur épreuves ou sur titres et épreuves dans les conditions prévues à l’annexe III»;

Le terme «qualification» est considéré nécessairement comme un diplôme lorsqu’il est entendu en tant que tel, si cela a été spécifié. En réalité, tant le statut des fonctionnaires que le Glossaire européen de l’éducation (cité par le conseil d’administration dans sa décision) semblent affirmer qu’il existe une différence entre les deux. À cet égard, une qualification pourrait être atteinte simplement par l’examen des diplômes qui certifient un niveau particulier d’achèvement d’études.

2.

Deuxième moyen tiré de la non-reconnaissance de la qualification du requérant dans le supplément au diplôme officiel fourni par l’université de Malte;

Le supplément au diplôme Europass, émis par l’université de Malte en 2016, souligne clairement que le niveau équivalent a été atteint en 2013;

Ce document a été développé par la Commission européenne, le Conseil de l’Europe et l’UNESCO/CEPES. Comme le document l’indique lui-même, sa finalité est de fournir des données indépendantes suffisantes pour améliorer la «transparence» internationale et la reconnaissance académique et professionnelle correcte des qualifications. En conséquence, il n’y a pas de raison légitime de ne pas reconnaître le niveau équivalent requis qui, comme le prouve le supplément du diplôme officiel, a été atteint en 2013. L’opinion selon laquelle les qualifications sont nécessairement attestées par des diplômes, excluant la documentation officielle qui a été développée, entre autres, par la Commission européenne, est injustifiée, sinon le supplément au diplôme Europass ne servirait à rien.

3.

Troisième moyen, tiré du fait que la non-reconnaissance des qualifications du requérant est discriminatoire et que le retrait de l’offre d’emploi est disproportionné.

Les candidats qui se retirent du cursus de licence après deux ans ou plus sont éligibles à un diplôme équivalent au volet de formation requis par l’avis de vacance;

En conséquence, le requérant considère la même période de deux années pour satisfaire au but de la même façon. Autrement, une situation apparemment discriminatoire apparaîtrait lorsque des candidats pourraient avoir atteint un niveau de formation supérieur à celui requis pour l’emploi, mais considéré comme inéligibles simplement parce que le diplôme final a été délivré après l’année au cours de laquelle le niveau requis a été atteint, même s’ils possèdent une certification officielle d’une université d’un État membre de l’UE comme faisant partie d’un tel diplôme prévu à cette fin. En conséquence, retirer une offre simplement sur la base du fait que le diplôme a été délivré plus tard seulement parce qu’il couvre un autre niveau est discriminatoire et disproportionné à cause d’une interprétation simpliste et rigide qui est injustifiée.