Jurisprudence CJUE62023TN0071

Affaire T-71/23: Recours introduit le 12 février 2023 — ABLV Bank/BCE et CRU

CELEX62023TN0071
TypeJurisprudence CJUE
Datedimanche 12 février 2023

Résumé IA

Ce recours concerne une action en annulation dirigée contre la Banque centrale européenne (BCE) et le Conseil de résolution unique (CRU) suite à la décision de mettre en liquidation ABLV Bank. L'affaire porte sur l'application du cadre de résolution bancaire de l'Union, notamment les conditions de déclenchement d'une procédure de résolution et les droits de la défense.

Texte intégral

17.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 134/17


Recours introduit le 12 février 2023 — ABLV Bank/BCE et CRU

(Affaire T-71/23)

(2023/C 134/23)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: ABLV Bank AS (Riga, Lettonie) (représentant: O. Behrends, avocat)

Parties défenderesses: Banque centrale européenne (BCE) et Conseil de résolution unique (CRU)

Conclusions

La requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

constater que les défendeurs sont solidairement responsables du préjudice subi par la requérante du fait de la cessation de son activité et de celle de sa filiale luxembourgeoise;

condamner solidairement les défendeurs à indemniser la requérante du préjudice ainsi subi;

constater que le montant du préjudice matériel s’élève au moins à 414 691 000 euros majorés des intérêts de retard à compter de la date du prononcé de l’arrêt jusqu’à la date de son paiement intégral;

condamner les défendeurs aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la requérante invoque trois moyens.

1.

Premier moyen, tiré de ce que le comportement des défendeurs constitue une violation suffisamment caractérisée des règles de droit conférant des droits à la requérante et de ce que les actes des défendeurs ont directement causé un préjudice à la requérante.

La requérante fait valoir que les défendeurs ont outrepassé les limites de leur compétence en annonçant la liquidation de la requérante et de sa filiale luxembourgeoise conformément aux lois qui leur sont applicables, ce qui constitue une ingérence dans les compétences des juridictions nationales.

La requérante soutient que les défendeurs ont agi sans aucune base légale et sans aucun fondement matériel.

Selon la requérante, les défendeurs ont violé leurs obligations au titre du principe de légalité, notamment en cas de mise en cause externe de l’ordre juridique d’un État membre par un pays tiers.

2.

Deuxième moyen, tiré de ce que la requérante a subi un préjudice du fait de la cessation forcée de son activité et de celle de sa filiale luxembourgeoise.

3.

Troisième moyen, tiré de ce que le comportement des défendeurs a abouti à la cessation forcée de l’activité de la requérante et de celle de sa filiale luxembourgeoise. L’autoliquidation qui s’est ensuivie constituait une étape inévitable de minimisation du préjudice.