Jurisprudence CJUE62023TN0075

Affaire T-75/23: Recours introduit le 15 février 2023 — RT France/Conseil

CELEX62023TN0075
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 15 février 2023

Résumé IA

Ce recours concerne une action en annulation introduite par RT France contre des actes du Conseil de l'UE imposant des mesures restrictives dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). L'affaire porte sur l'inscription de RT France sur la liste des entités faisant l'objet de sanctions liées aux actions de la Russie, examinant la légalité de ces mesures au regard du droit de l'Union.

Texte intégral

11.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 127/50


Recours introduit le 15 février 2023 — RT France/Conseil

(Affaire T-75/23)

(2023/C 127/61)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: RT France (Boulogne-Billancourt, France) (représentant: E. Piwnica, avocat)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

La requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision (PESC) 2022/2477 du Conseil de l’Union européenne, du 16 décembre 2022, modifiant la décision 2014/145/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine en tant qu’elle concerne l’association «TV-Novosti» et les sociétés qu’elle détient;

annuler le règlement d’exécution (UE) no 2022/2476 du Conseil, du 16 décembre 2022 mettant en œuvre le règlement (UE) no 269/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine en tant qu’il concerne l’association «TV-Novosti» et les sociétés qu’elle détient;

mettre à la charge du Conseil de l’Union européenne les entiers dépens;

avec toutes conséquences de droit.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la requérante invoque quatre moyens.

1.

Premier moyen, tiré de ce que le Conseil a méconnu l’obligation de motivation.

2.

Deuxième moyen, tiré de ce que le Conseil a méconnu le droit de propriété découlant de l’article 17 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

3.

Troisième moyen, tiré de ce que le Conseil a méconnu la liberté d’entreprise découlant de l’article 16 de la charte des droits fondamentaux.

4.

Quatrième moyen, tiré de ce que le Conseil a entaché les actes attaqués d’une erreur d’appréciation des faits.