Affaire T-90/23: Recours introduit le 20 février 2023 — D’Agostino/BCE
| CELEX | 62023TN0090 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | lundi 20 février 2023 |
Résumé IA
Texte intégral
| 2.5.2023 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 155/61 |
Recours introduit le 20 février 2023 — D’Agostino/BCE
(Affaire T-90/23)
(2023/C 155/79)
Langue de procédure: l’italien
Parties
Partie requérante: Aldo D’Agostino (Naples, Italie) (représentant: M. De Siena, avocate)
Partie défenderesse: Banque centrale européenne
Conclusions
La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:
| — | établir et constater l’engagement de la responsabilité non contractuelle de la Banque centrale européenne (BCE), représentée par sa présidente Mme Christine Lagarde:
|
Moyens et principaux arguments
À l’appui du recours, la partie requérante invoque quatre moyens.
| 1. | Premier moyen tiré de la responsabilité de la BCE fondée sur l’article 340, troisième alinéa, TFUE et sur l’article 2043 du code civil italien, pour le préjudice patrimonial et moral subi par le requérant. |
| 2. | Deuxième moyen tiré des principes exposés par la jurisprudence des juridictions de l’Union, en particulier dans les arrêts du 28 octobre 2021, Vialto Consulting/Commission, C-650/19 P, du 9 février 2022, QI e.a./Commission et BCE, T-868/16, et du 21 janvier 2014, Klein/Commission, T-309/10. Les parties requérantes exposent les conditions nécessaires pour entraîner la responsabilité non contractuelle d’une institution européenne à l’égard d’un citoyen de l’Union européenne et font valoir que ces conditions sont remplies. |
| 3. | Troisième moyen tiré de la violation du droit primaire et du droit dérivé de l’Union et de l’abus de pouvoir de la présidente. Les parties requérantes invoquent la violation commise le 12 mars 2020 par la BCE, en la personne de sa présidente, de l’article 127 TFUE, chapitre 2, intitulé «la politique monétaire», des articles 3, 10, 11, 12, 13, 38 des statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne, ainsi que de l’article 17, points 17.2 et 17.3 du règlement adopté par décision de la BCE du 19 février 2004 (1). Les parties requérantes montrent, en se référant au rapport technique joint, que les trois conditions nécessaires pour considérer que la BCE est responsable sont réunies et qu’il n’existe pas de causes concurrentes. |
| 4. | Le quatrième moyen a pour objet de quantifier, justifier et documenter le préjudice patrimonial, moral et de perte de chance subi par le requérant. |
(1) Décision 2004/257/CE de la Banque centrale européenne du 19 février 2004 portant adoption du règlement intérieur de la Banque centrale européenne (BCE/2004/2) (JO 2004, L 80, p. 33), telle que modifiée par la décision BCE/2014/1 de la Banque centrale européenne du 22 janvier 2014 (JO 2014, L 95, p. 56).
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