Jurisprudence CJUE62023TN0100

Affaire T-100/23: Recours introduit le 20 février 2023 — ABLV Bank/BCE

CELEX62023TN0100
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 20 février 2023

Résumé IA

Ce recours concerne une action en annulation dirigée par ABLV Bank contre la Banque centrale européenne (BCE) concernant des décisions liées à la résolution bancaire. L'affaire porte sur l'interprétation des compétences de la BCE en matière de contrôle prudentiel et des droits procéduraux des établissements de crédit dans le cadre du mécanisme de surveillance unique.

Texte intégral

15.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 173/30


Recours introduit le 20 février 2023 — ABLV Bank/BCE

(Affaire T-100/23)

(2023/C 173/41)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: ABLV Bank AS (Riga, Lettonie) (représentant: O. Behrends, avocat)

Partie défenderesse: Banque centrale européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision de la BCE du 8 décembre 2022, par laquelle celle-ci a rejeté, en application des règles régissant l’accès du public aux documents, la demande d’accès aux documents de la BCE introduite par la partie requérante;

condamner la BCE à supporter les dépens exposés par la partie requérante.

Moyens et principaux arguments

À l’appui de son recours, la partie requérante invoque cinq moyens.

1.

Premier moyen, tiré de ce que la liste de documents fournie par la BCE avec la décision attaquée était manifestement incomplète.

2.

Deuxième moyen, tiré de ce que la BCE a illégalement renvoyé la partie requérante au site Internet des autorités d’un pays tiers au lieu de divulguer les documents pertinents qu’elle détient.

3.

Troisième moyen, tiré de ce que la BCE a illégalement refusé l’accès à sept documents.

La partie requérante fait valoir que la BCE n’a pas motivé avec précision le refus d’accès à chacun de ces documents, qu’elle a interprété et appliqué de manière erronée la notion d’«informations qui sont protégées en tant que tel en vertu du droit de l’Union», au sens de l’article 4, paragraphe 1, sous c), de la décision de la Banque centrale européenne, du 4 mars 2004, relative à l’accès du public aux documents de la Banque centrale européenne (1), qu’elle a interprété et appliqué de manière erronée l’exception relative aux intérêts commerciaux prévue à l’article 4, paragraphe 2, premier tiret, de cette décision, qu’elle n’a pas tenu compte de l’intérêt public justifiant la divulgation des documents visés et qu’elle s’est fondée à tort sur la protection des documents destinés à l’utilisation interne ou aux consultations préliminaires avec les autorités nationales compétentes, au titre de l’article 4, paragraphe 3, de ladite décision, et n’a pas suffisamment motivé sa décision du 8 décembre 2022 en ce qui concerne cette protection.

4.

Quatrième moyen, tiré de ce que la BCE n’a pas donné accès au dossier.

5.

Cinquième moyen, tiré de ce que la BCE a suspendu le traitement d’une partie de la demande d’accès de manière illégale et sans fondement juridique.


(1) Décision 2004/258/CE (BCE/2004/3) (JO 2004, L 80, p. 42).