Jurisprudence CJUE62023TN0134

Affaire T-134/23: Recours introduit le 13 mars 2023 — Institut Jožef Stefan/Commission européenne

CELEX62023TN0134
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 13 mars 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un litige entre l'Institut Jožef Stefan et la Commission européenne relatif à des décisions de l'UE dans le domaine de la recherche, probablement liées au financement ou à la gestion de projets. L'affaire relève du droit de l'Union en matière de contrats de recherche et de procédures administratives communautaires, avec des implications potentielles sur les règles applicables aux organismes de recherche bénéficiaires de fonds européens.

Texte intégral

31.7.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 271/30


Recours introduit le 13 mars 2023 — Institut Jožef Stefan/Commission européenne

(Affaire T-134/23)

(2023/C 271/44)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: Institut Jožef Stefan (Ljubljana, Slovénie) (représentant: A. Bochon, avocat)

Partie défenderesse: Commission européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

Déclarer le recours irrecevable

annuler la décision adoptée le 3 janvier 2023 par le comité d’examen de la Commission européenne et rejetant la proposition de la requérante ayant pour référence EDF-2021-MCBRN-R-CBRNDIM-101075036-PANDORA dans le cadre du Fonds européen de défense sous la référence EDF-2021-MCBRN-R au motif que la Commission européenne a commis une erreur manifeste d’appréciation, a violé l’obligation de motivation prévue à l’article 296 TFUE, a violé le principe de bonne administration et a violé le droit d’être entendu; et

condamner la Commission européenne aux dépens engagés par la requérante dans le cadre de la présente procédure

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque quatre moyens.

1.

Premier moyen, tiré d’une erreur manifeste d’appréciation

le Tribunal est compétent pour examiner si l’exercice par la Commission européenne de ses compétences est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation;

la défenderesse a commis une erreur manifeste d’appréciation des cinq documents produits en annexe 6 pour l’ensemble du consortium PANDORA, y compris le requérant, et a donc conclu à tort que la proposition était incomplète et qu’elle devait être déclaré irrecevable pour ce motif.

2.

Deuxième moyen tiré, d’une violation de l’obligation de motivation:

en vertu de l’article 296 TFUE, les actes juridiques sont motivés et visent les propositions, initiatives, recommandations, demandes ou avis prévus par les traités.;

la motivation de la décision attaquée est insuffisante pour permettre à la requérante de comprendre le raisonnement de la défenderesse. La décision attaquée exposant les motifs du rejet de la candidature n’est composée que de trois phrases pour rejeter entièrement une proposition;

en s’abstenant de motiver la décision attaquée de manière claire et non équivoque, la défenderesse a violé l’article 296 TFUE.

3.

Troisième moyen tiré, tiré d’une violation du principe de bonne administration

les droits garantis par l’ordre juridique de l’Union dans les procédures administratives incluent notamment le principe de bonne administration qui implique l’obligation pour l’institution compétente d’examiner avec soin et impartialité tous les aspects pertinents du cas individuel;

en vertu du principe de bonne administration, la défenderesse aurait pu, avant d’adopter la décision attaquée, demander à la requérante des précisions supplémentaires. Cela est en outre renforcé par le fait que, même si quelques éclaircissements étaient nécessaires, tous les documents requis ont été soumis en temps voulu par le requérant;

Conformément à la procédure décrite dans son propre guide de soumission, la défenderesse aurait dû contacter le consortium PANDORA si les informations fournies à l’annexe 6 de l’appel à propositions étaient jugées insuffisantes;

en ne respectant pas ses propres directives, la défenderesse a incontestablement violé le principe de bonne administration.

4.

Quatrième moyen tiré, tiré d’une violation du droit d’être entendu

le droit d’être entendu découle du vieux principe général du droit de l’Union selon lequel une personne dont les intérêts sont sensiblement affectés par une décision prise par une autorité publique doit avoir la possibilité de faire connaître son point de vue;

en l’espèce, la décision attaquée soulève la question de la violation du droit d’être entendu. En effet, ce n’est qu’avec la décision attaquée que la requérante a pu comprendre partiellement que l’enjeu allégué était le manque de précisions fournies à l’annexe 6 de l’appel à propositions. La décision attaquée n’était cependant pas susceptible d’un contrôle de recevabilité, ce qui n’a pas permis au requérant de se défendre;

en méconnaissant ses propres lignes directrices concernant l’annexe 6 de l’appel à propositions comme mentionné ci-dessus et en faisant un usage abusif de la procédure d’examen, la décision attaquée a violé le droit de la requérante d’être entendue.