Jurisprudence CJUE62023TN0143

Affaire T-143/23: Recours introduit le 15 mars 2023 — VF/Conseil

CELEX62023TN0143
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 15 mars 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un litige portant sur une décision du Conseil de l'Union européenne, examiné par le Tribunal de l'Union européenne. Il s'agit d'une procédure juridictionnelle de première instance qui permet de contrôler la légalité des actes des institutions européennes.

Texte intégral

8.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 164/48


Recours introduit le 15 mars 2023 — VF/Conseil

(Affaire T-143/23)

(2023/C 164/64)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: VF (représentant: C. Docclo, avocat)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la directive (UE) 2022/2523 du Conseil du 14 décembre 2022 visant à assurer un niveau minimum d’imposition mondial pour les groupes d’entreprises multinationales et les groupes nationaux de grande envergure dans l’Union (1) dans la mesure où

l’article 17 exclut de son champ d’application le résultat provenant d’une activité maritime couverte par un régime de taxation au tonnage d’un État membre autorisé par les règles en matière d’aides d’État autre que le «résultat provenant de l’exploitation de navires en trafic international» et le «résultat provenant d’activités qualifiées, accessoires à l’exploitation de navires en trafic international»;

l’article 17 s’applique uniquement si «l’entité constitutive démontre que la gestion stratégique ou commerciale de tous les navires concernés est effectivement assurée à partir de la juridiction où l’entité constitutive est située»

la directive ne prévoit pas de dispositions transitoires pour les contribuables ayant procédé à des investissements importants en s’appuyant sur un régime national de taxation au tonnage;

condamner le Conseil de l’Union européenne aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque cinq moyens.

1.

Premier moyen tiré de ce que la directive viole le principe général d’égalité de traitement des entreprises comparables.

2.

Deuxième moyen tiré de ce que la directive viole le principe général de proportionnalité parce que ses effets vont au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre son objectif.

3.

Troisième moyen tiré de ce que l’application des règles prévues par la directive à des situations purement nationales viole le principe de proportionnalité.

4.

Quatrième moyen tiré de la violation du principe de protection de la confiance légitime et du principe de sécurité juridique.

5.

Cinquième moyen tiré de la violation des articles 115 et 107 TFUE.


(1) JO 2022, L 328, p. 1.