Jurisprudence CJUE62023TN0160

Affaire T-160/23: Recours introduit le 24 mars 2023 — VO/Commission

CELEX62023TN0160
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 24 mars 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un litige entre un opérateur économique et la Commission européenne, porté devant le Tribunal de l'Union européenne en mars 2023. Il s'agit d'une procédure contentieuse classique permettant de contrôler la légalité des actes de l'institution ou d'engager sa responsabilité extracontractuelle.

Texte intégral

15.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 173/37


Recours introduit le 24 mars 2023 — VO/Commission

(Affaire T-160/23)

(2023/C 173/49)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: VO (représentant: É. Boigelot, avocat)

Partie défenderesse: Commission européenne

Conclusions

La requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision du 20 mai 2022 notifiée le même jour via Ares(2022)3814828 [confidentiel] (1) aux termes de laquelle, en sa qualité d’AIPN, elle a décidé de rétrograder la requérante du grade AST2/3 au grade AST1/3 avec une date d’effet au premier jour du mois suivant cette décision, soit le 1er juin 2022;

ordonner le paiement par la Commission, au titre d’indemnité pour préjudice matériel, sous réserve d’augmentation ou de diminution en cours de procédure, d’une somme de 533,88 euros correspondant à la différence entre la rémunération de la requérante et les avantages dus en raison de son grade AST2/3 et ceux effectivement perçus en suite de la rétrogradation contestée;

ordonner le paiement par la Commission, au titre d’indemnité pour préjudice moral et atteinte à sa réputation, sous réserve d’augmentation ou de diminution en cours de procédure, d’une somme de 10 000 euros;

condamner la partie défenderesse aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la requérante invoque trois moyens.

1.

Premier moyen, tiré de la violation de l’article 51 du statut des fonctionnaires de l’Union européenne et des dispositions internes prises en exécution de celui-ci, notamment la décision C(2019) 6855 du 4 octobre 2019 relative aux procédures de traitement de l’insuffisance professionnelle et, en particulier, ses articles 4 à 7, et remplaçant la décision de la Commission C(2004) 1597/7 du 28 avril 2004 relative au maintien des standards professionnels.

2.

Deuxième moyen, tiré de la violation du principe qui impose à l’administration de n’arrêter une décision que sur base de motifs légalement admissibles, c’est-à-dire pertinents et non entachés d’erreurs manifestes d’appréciation, de fait ou de droit, ainsi que de l’obligation d’une juste et adéquate motivation.

3.

Troisième moyen, tiré, premièrement, de la violation des principes de sollicitude, de l’attente légitime et de la confiance légitime, de bonne administration, d’égalité de traitement et tiré, deuxièmement, d’abus et détournement de pouvoir.


(1) Données confidentielles occultées.