Jurisprudence CJUE62023TN0178

Affaire T-178/23: Recours introduit le 4 avril 2023 — Ben Ali/Conseil

CELEX62023TN0178
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 4 avril 2023

Résumé IA

Recours en annulation dirigé contre un acte du Conseil de l'UE renouvelant des mesures restrictives à l'encontre du requérant dans le cadre du régime de sanctions concernant la Tunisie. L'affaire porte sur le respect des droits de la défense et du droit à un recours effectif, ainsi que sur l'obligation de motivation, dans le contexte du gel des avoirs et des interdictions de voyage.

Texte intégral

12.6.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 205/36


Recours introduit le 4 avril 2023 — Ben Ali/Conseil

(Affaire T-178/23)

(2023/C 205/40)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: Halima Bent Zine El Abidine Ben Haj Hamda Ben Ali (Abu Dhabi, Émirats arabes unis) (représentant: É. Deprez, avocat)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

La requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

déclarer recevable les demandes de la requérante au titre de la présente requête;

annuler l’annexe de la décision 2011/72/PESC du Conseil du 31 janvier 2011 concernant les mesures restrictives pour autant qu’elle concerne la requérante en tant que cette annexe a été prorogée par la décision 2023/159 du Conseil en date du 23 janvier 2023 et ses effets;

condamner le Conseil à verser à la requérante la somme de 20 000 euros au titre de la prise en charge de ses droits de la défense;

condamner le Conseil aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la requérante invoque cinq moyens.

1.

Premier moyen, tiré de la minorité de la requérante à l’époque des faits allégués au soutien de son inscription sur la liste de sanctions.

2.

Deuxième moyen, tiré d’une erreur manifeste d’appréciation qu’aurait commise le Conseil. La requérante soutient à cet égard qu’avant de se fonder sur une décision d’une autorité d’un État tiers le Conseil doit vérifier si cette décision a été adoptée dans le respect des droits de la défense. Or, il ressortirait de la lecture de l’arrêt de la cour d’appel de Tunis du 30 septembre 2021 que les droits de la défense de la requérante n’ont pas été respectés par le tribunal de première instance.

3.

Troisième moyen, tiré de la violation de la présomption d’innocence, au motif qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée à son encontre.

4.

Quatrième moyen, tiré de la violation de la liberté d’entreprendre, au motif que la mesure contestée est susceptible d’avoir des conséquences négatives considérables sur la vie professionnelle de la requérante.

5.

Cinquième moyen, tiré de la violation du droit de travailler dans la mesure où la décision attaquée place la requérante dans une situation qui l’empêche de travailler.