Jurisprudence CJUE62023TN0222

Affaire T-222/23: Recours introduit le 27 avril 2023 — Arysta Lifescience/EFSA

CELEX62023TN0222
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 27 avril 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un litige portant sur l'évaluation par l'EFSA d'une substance active, illustrant les voies de recours contre les décisions des agences de l'UE en matière d'autorisation de produits phytopharmaceutiques. L'affaire soulève des questions sur les obligations procédurales de l'EFSA et les droits de la défense des entreprises lors de l'examen scientifique des dossiers d'autorisation.

Texte intégral

17.7.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 252/53


Recours introduit le 27 avril 2023 — Arysta Lifescience/EFSA

(Affaire T-222/23)

(2023/C 252/65)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: Arysta Lifescience (Noguères, France) (représentants: D. Abrahams, Z. Romata, H. Widemann et R. Spangenberg, avocats)

Partie défenderesse: Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision de l’EFSA du 17 février 2023 (réf. PAD 2022/175) «Notification de la divulgation complète de la liste des coformulants présents dans la formulation pour des utilisations représentatives du Captan 80 WG liées au renouvellement de l’approbation de la substance active captane»;

condamner l’EFSA aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui de son recours, la partie requérante invoque un seul moyen, subdivisé en deux branches, à savoir que, par sa décision de divulguer entièrement la liste des coformulants présents dans la formulation pour des utilisations représentatives, l’EFSA commis une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation.

La requérante fait valoir que la liste des coformulants que l’EFSA souhaite divulguer, et qui a trait à un produit représentatif présenté dans le cadre d’une demande de renouvellement d’une substance active — conformément au règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil (1) — est commercialement sensible et constitue une information confidentielle.

La requérante fait également valoir que la divulgation par l’EFSA violerait l’article 4, paragraphe 2, premier tiret du règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil, du 30 mai 2001 (2), et l’article 6, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1367/2006 du Parlement européen et du Conseil, du 6 septembre 2006 (3). Elle violerait également l’article 63 du règlement (CE) no 1107/2009.


(1) Règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil, du 21 octobre 2009, concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil (JO 2009, L 309, p. 1).

(2) Règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil, du 30 mai 2001, relatif à l’accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (JO 2011, L 145, p. 43).

(3) Règlement (CE) no 1367/2006 du Parlement européen et du Conseil, du 6 septembre 2006, concernant l’application aux institutions et organes de la Communauté européenne des dispositions de la convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement (JO 2006, L 264, p. 13).