Jurisprudence CJUE62023TN0226

Affaire T-226/23: Recours introduit le 2 mai 2023 — Neuraxpharm Pharmaceuticals/Commission

CELEX62023TN0226
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 2 mai 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un litige en droit de la concurrence de l'UE, opposant la société pharmaceutique Neuraxpharm à la Commission européenne. Il s'agit d'une action en annulation devant le Tribunal de l'Union européenne, probablement liée à une décision de la Commission dans le cadre du contrôle des concentrations ou des aides d'État. Le jugement précisera les obligations des entreprises et les pouvoirs de contrôle de la Commission dans le secteur pharmaceutique.

Texte intégral

3.7.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 235/50


Recours introduit le 2 mai 2023 — Neuraxpharm Pharmaceuticals/Commission

(Affaire T-226/23)

(2023/C 235/64)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie(s) requérante(s): Neuraxpharm Pharmaceuticals SL (Barcelone, Espagne) (représentant(s): K. Roox, T. De Meese, J. Stuyck, M. Van Nieuwenborgh and N. Dumont, avocats)

Partie(s) défenderesse(s): Commission européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

constater que son recours en annulation est recevable et fondé;

annuler la décision de la Commission figurant dans sa lettre du 17 mars 2023 [reference: SANTE.DDG1.B.5/AL/mmc (2023) 2915367], ainsi que toute decision ultérieure dans la mesure où celle-ci perpétuerait et/ou remplacerait cette decision, y compris toute mesure de suivi réglementaire dans la mesure où elle concerne la requérante;

condamner la Commission aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque trois moyens.

1.

Premier moyen tiré d’un défaut de compétence et d’un abus de pouvoir entachant la décision précitée du 17 mars 2023 de la Commission (ci-après la «décision attaquée») en ce qu’elle vise à modifier et/ou retirer l’autorisation de mise sur le marché octroyée à la requérante.

2.

Deuxième moyen tiré d’une violation des formes substantielles en ce que la décision attaquée est dépourvue de fondement légal et viole le droit de la requérante à être entendue en application de l’article 41 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

3.

Troisième moyen tiré de la violation des traités et de l’État de droit en rapport avec sa demande:

la décision attaquée fait une mauvaise application du droit, en ce que la Commission a commis une erreur en ce qui concerne l’arrêt inter partes de la Cour du 16 mars 2023, Commission e.a./ Pharmaceutical Works Polpharma (C-438/21 P à C-440/21 P, EU:C:2023:213) et ne tient pas compte du rapport du Comité des médicaments à usage humain;

la décision attaquée viole les droits de la défense et le droit à un procès équitable au sens de l’article 47 de la Charte;

la décision attaquée viole le principe de sécurité juridique;

la décision attaquée viole les attentes légitimes de la requérante, y compris de nombreuses obligations vis-à-vis des autorités publiques, des producteurs, des fournisseurs, des sociétés de transport et des hôpitaux, pour l’acquisition de produits génériques à base de diméthyle fumarate, ainsi que vis-à-vis des patients;

la décision attaquée viole le droit de propriété consacré à l’article 17 de la Charte.