Jurisprudence CJUE62023TN0233

Affaire T-233/23: Recours introduit le 4 mai 2023 — Gutseriev/Conseil

CELEX62023TN0233
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 4 mai 2023

Résumé IA

Le recours T-233/23 Gutseriev/Conseil concerne un contentieux relatif aux mesures restrictives de l'UE (gel des avoirs) adoptées dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). L'affaire porte sur la légalité de l'inscription et du maintien d'une personne physique sur la liste des sanctions de l'Union à l'encontre de la Biélorussie.

Texte intégral

26.6.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 223/39


Recours introduit le 4 mai 2023 — Gutseriev/Conseil

(Affaire T-233/23)

(2023/C 223/52)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: Mikail Safarbekovich Gutseriev (Moscou, Russie) (représentants: B. Kennely et J. Pobjoy, barristers et D. Anderson, avocat)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

au titre de l’article 263 TFUE, annuler i) la décision (PESC) 2023/421 du Conseil, du 24 février 2023, modifiant la décision 2012/642/PESC concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Biélorussie et de l’implication de la Biélorussie dans l’agression russe contre l’Ukraine (JO 2023, L 61, p. 41) et ii) le règlement d’exécution (UE) 2023/419 du Conseil, du 24 février 2023, mettant en œuvre l’article 8 bis du règlement (CE) no 765/2006 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Biélorussie et de l’implication de la Biélorussie dans l’agression russe contre l’Ukraine (JO 2023, L 61, p. 20) pour autant qu’ils s’appliquent au requérant (ci-après, conjointement, les «actes de 2023 attaqués»);

au titre de l’article 277 TFUE, déclarer que l’article 4, paragraphe 1, de la décision 2012/642/PESC du Conseil, du 15 octobre 2012, (telle que modifiée) et l’article 2, paragraphe 5, du règlement (CE) no 765/2006 du Conseil, du 18 mai 2006, (tel que modifié) sont inapplicables, dans la mesure où ils concernent le requérant, en raison de leur illégalité, et annuler en conséquence les actes de 2023 attaqués pour autant qu’ils s’appliquent au requérant;

condamner le Conseil aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque trois moyens.

1.

Premier moyen tiré du fait que le Conseil a commis une erreur manifeste d’appréciation en considérant que le critère permettant d’inscrire le requérant sur la liste des personnes faisant l’objet des mesures contestées est satisfait.

2.

Deuxième moyen tiré du fait que le Conseil a violé les droits fondamentaux du requérant, y compris les droits à la vie privée, de propriété ainsi que la liberté d’entreprendre.

3.

Troisième moyen, à titre subsidiaire, tiré d’une illégalité dès lors que le critère de désignation prévu à l’article 4, paragraphe 1, de la décision 2012/642 du Conseil et à l’article 2, paragraphe 5, du règlement no 765/2006 du Conseil doit être interprété comme englobant toute forme de soutien ou toute forme d’avantage.