Jurisprudence CJUE62023TN0315

Affaire T-315/23: Recours introduit le 6 juin 2023 — AL/Conseil

CELEX62023TN0315
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 6 juin 2023

Résumé IA

Recours en annulation dirigé contre une décision du Conseil de l'UE concernant des mesures restrictives (gel d'avoirs) prises dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune. L'affaire porte sur le contrôle juridictionnel du respect des droits fondamentaux et des exigences procédurales lors de l'inscription d'une personne physique ou morale sur une liste de sanctions.

Texte intégral

21.8.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 296/35


Recours introduit le 6 juin 2023 — AL/Conseil

(Affaire T-315/23)

(2023/C 296/40)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: AL (représentant: R. Rata, avocat)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

déclarer le présent recours recevable;

ordonner que soient produits, du dossier no ORG/130/22 et/ou de tout autre dossier se rapportant à l’exercice de promotion concerné, ce qui suit:

l’évaluation comparative individuelle de la partie requérante qui a été utilisée pour prendre la décision de non-promotion;

la méthodologie précise utilisée pour procéder à l’évaluation comparative individuelle susmentionnée;

les preuves matérielles que la même méthodologie a été appliquée uniformément pour tous les fonctionnaires auxquels la partie requérante a été comparée et, notamment, les fonctionnaires qui ont été promus;

le rapport envoyé par la commission consultative de promotion pour le groupe de fonctions AST, évolution de carrière 1 à 9 (ci-après la «CCdP»), le 12 juillet 2022, à l’autorité investie du pouvoir de nomination (ci-après l’«AIPN») ainsi que la liste des fonctionnaires proposés à la promotion;

tous les documents ayant trait à l’exercice de promotion concerné qui se rapportent, directement ou indirectement, à la partie requérante, avec les informations personnelles concernant des tiers expurgées pour autant que de besoin.

annuler la note interne du secrétariat général du Conseil de l’Union européenne du 6 mars 2023, portant la référence Ariane 1250, dans la mesure où le nom de la partie requérante n’a pas été inclus dans la liste de promotion;

déclarer comme étant, l’une et l’autre, valides la liste initiale des AST proposés à la promotion que la CCdP a présentée le 12 juillet 2022 à l’AIPN (qui comprend le nom de la partie requérante telle qu’elle a été proposée à la promotion) et la liste modifiée que la CCdP a proposée à l’AIPN et qui a été adoptée et publiée par cette dernière le 18 juillet 2022, ce qui donne comme résultat la promotion de 65 AST4 au grade AST5 (au lieu des 64 possibilités de promotion), et, en compensation, ordonner à l’AIPN de déduire une possibilité de promotion (AST4 à AST5) des possibilités de promotion d’un exercice de promotion futur;

ordonner à l’AIPN et à l’Office de gestion et de liquidation des droits individuels de payer à la partie requérante la différence entre le salaire d’un poste AST4 et celui d’un poste AST5 à partir du 1er janvier 2022;

soulever d’office toute autre question d’intérêt public qu’il jugera utile;

condamner la partie défenderesse à supporter ses propres dépens et à payer ceux encourus par la partie requérante.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque les moyens qui suivent.

1.

Le premier moyen est tiré d’un abus de pouvoir et de la violation, notamment mais non pas uniquement, des dispositions de l’article 54 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et du principe de confiance légitime, en ce que l’AIPN a fait pression sur la CCdP pour le groupe de fonctions AST (évolution de carrière 1 à 9, grades 1, 2, 3, 4 et 5) afin que cette dernière modifie la liste des fonctionnaires proposés à la promotion.

2.

Le deuxième moyen est tiré de la violation des dispositions de l’article 45, paragraphe 1, du statut des fonctionnaires de l’Union européenne, du principe d’égalité de traitement et du principe de bonne administration dans la conduite de l’exercice de promotion concerné qui a affecté défavorablement la partie requérante, menant à la non-inclusion de son nom sur la liste des fonctionnaires promus.

3.

Le troisième moyen est tiré de la violation du principe «non bis in idem».