Jurisprudence CJUE62023TN0341

Affaire T-341/23: Recours introduit le 16 juin 2023 — Dakem/Commission

CELEX62023TN0341
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 16 juin 2023

Résumé IA

Il s'agit d'un recours en annulation introduit devant le Tribunal de l'Union européenne contre un acte de la Commission européenne. L'affaire est en cours d'instruction et concerne un litige relevant du droit de l'Union, dont le contenu précis sera déterminé par les conclusions des parties et l'analyse du Tribunal.

Texte intégral

21.8.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 296/37


Recours introduit le 16 juin 2023 — Dakem/Commission

(Affaire T-341/23)

(2023/C 296/42)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: Dakem (Courbevoie, France) (représentants: K. Van Maldegem et P. Sellar, avocats)

Partie défenderesse: Commission européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision d’exécution (UE) 2023/686 de la Commission, du 24 mars 2023, concernant le refus d’une autorisation de l’Union pour le produit biocide unique «Insecticide Textile Contact» (1);

condamner la défenderesse aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque trois moyens.

1.

Le premier moyen est tiré d’une erreur manifeste d’appréciation et de la violation du règlement (UE) no 528/2012 (2).

Il est soutenu que la défenderesse a commis une erreur manifeste d’appréciation et qu’elle a méconnu les dispositions conjointes de l’article 19, paragraphe 1, sous b), et du point 8, sous a), de l’annexe VI du règlement (UE) n 528/2012, en s’abstenant de tenir compte des facteurs pertinents, en particulier, des résultats d’une étude de biodégradabilité qui avaient une incidence sur l’évaluation des risques pour l’environnement, et d’une évaluation des risques pour l’environnement révisée que la partie requérante avait fournie après que l’autorité compétente d’évaluation n’avait pas réussi sa première vérification du contrôle de conformité.

2.

Le deuxième moyen est tiré de la violation du principe de l’État de droit: le principe de non-discrimination.

En évaluant la faisabilité d’une mesure d’atténuation des risques proposée, la défenderesse s’est abstenue d’accorder au produit de la partie requérante le même traitement que celui qui est accordé à d’autres produits dans des situations comparables, et ce sans donner la moindre justification objective, ce qui méconnaît le principe de non-discrimination.

3.

Le troisième moyen est tiré de la violation du principe de l’État de droit: le principe de bonne administration.

La défenderesse a enfreint le principe de bonne administration en s’abstenant d’agir de manière diligente dans l’accomplissement de ses obligations d’assister la partie requérante, une petite et moyenne entreprise, pour assurer la pleine conformité aux exigences de l’article 19 du règlement (UE) no 528/2012. Il est soutenu que l’atteinte au principe de bonne administration est quadruple:

la partie requérante n’a pas été autorisée à produire et soumettre des données pour affiner l’évaluation des risques pour l’environnement après l’échec du premier contrôle de conformité;

l’autorité compétente d’évaluation n’a pas pris en considération la demande de la partie requérante de tenir compte des résultats de l’étude de biodégradabilité dans l’évaluation des risques pour l’environnement;

la partie requérante ne s’est pas vu accorder une vraie possibilité de répondre au changement dans la valeur utilisée pour la fraction lixiviable dans l’évaluation pour la santé humaine; et

la partie requérante ne s’est pas vu accorder la possibilité de fournir une étude spécifique au produit sur l’absorption cutanée.


(1) JO 2023, L 90, p. 42.

(2) Règlement du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2012 concernant la mise à disposition sur le marché et l’utilisation des produits biocides (JO 2012, L 167, p. 1).