Jurisprudence CJUE62023TN0349

Affaire T-349/23: Recours introduit le 27 juin 2023 — Semedo/Parlement

CELEX62023TN0349
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 27 juin 2023

Résumé IA

Recours en annulation contre une décision du Parlement européen refusant l'accès à des documents relatifs à une procédure disciplinaire. L'affaire porte sur l'interprétation du droit d'accès du public aux documents des institutions de l'Union, régi par le règlement 1049/2001, et ses limites pour protéger la vie privée et l'intégrité des personnes.

Texte intégral

11.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 321/51


Recours introduit le 27 juin 2023 — Semedo/Parlement

(Affaire T-349/23)

(2023/C 321/57)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: Monica Semedo (Grevenmacher, Luxembourg) (représentants: T. Bontinck, A. Guillerme, L. Burguin et L. Marchal, avocats)

Partie défenderesse: Parlement européen

Conclusions

La requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision du 17 avril 2023 considérant que les comportements invoqués par [confidentiel] (1) à l’encontre de Madame Semedo sont constitutifs de harcèlement moral au sens de l’article 12 bis, paragraphe 3, du statut des fonctionnaires de l’Union européenne;

annuler la décision du 17 avril 2023 imposant à Madame Semedo une sanction consistant en la perte du droit à l’indemnité de séjour pour une durée de dix jours prise sur le fondement de la décision précitée;

constater l’illégalité de l’article 9, paragraphe 5, de la décision du bureau du 2 juillet 2018 relative au fonctionnement du comité consultatif chargé d’examiner les plaintes pour harcèlement qui concernent des députés au Parlement européen et aux procédures en la matière en ce qu’il ne permet pas à la personne concernée par une enquête d’être entendu en présence d’une personne de son choix ou à tout le moins de son avocat;

condamner le Parlement européen aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la requérante invoque deux moyens.

1.

Premier moyen, tiré de la violation du droit d’être entendu et des droits de la défense. La requérante fait valoir que les décisions contestées n’ont pas été adoptées par la présidente du Parlement européen dans des conditions lui garantissant d’être entendue et d’exercer ses droits de la défense à l’occasion de la procédure devant le comité consultatif chargé d’examiner les plaintes pour harcèlement qui concernent des députés au Parlement européen (ci-après le «comité consultatif») et devant la présidente du Parlement. La requérante soutient, en outre, que l’article 9, paragraphe 5 de la décision du 2 juillet 2018 relative au fonctionnement du comité consultatif et aux procédures en la matière est illégal dans la mesure où il ne permet pas à la personne concernée par une enquête d’être entendue en présence d’une personne de son choix ou à tout le moins de son avocat.

2.

Deuxième moyen, tiré d’une erreur manifeste d’appréciation, au motif que la décision constatant que les comportements de Madame Semedo sont constitutifs de harcèlement moral est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, dès lors que les comportements dénoncés ne remplissent pas les critères prévus par l’article 12 bis, paragraphe 3, du statut des fonctionnaires de l’Union européenne.


(1) Données confidentielles occultées.