Jurisprudence CJUE62023TN0366

Affaire T-366/23: Recours introduit le 4 juillet 2023 — YH/BCE

CELEX62023TN0366
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 4 juillet 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un contentieux relatif à la protection des données personnelles et à la transparence administrative de la Banque centrale européenne (BCE). Il porte sur l'accès à des documents de la BCE et sur le traitement des données à caractère personnel dans ce contexte, mettant en jeu l'application du règlement général sur la protection des données (RGPD) et du droit d'accès aux documents des institutions européennes.

Texte intégral

11.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 321/53


Recours introduit le 4 juillet 2023 — YH/BCE

(Affaire T-366/23)

(2023/C 321/59)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: YH (représentants: J. Lehnhardt, R. Hübner et A. Walter, avocats)

Partie défenderesse: Banque centrale européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision de la BCE du 5 mai 2023 (ECB-SSM-2023-DE-12 QLF-2022-0054, QLF-2023-0020, QLF-2023-0021), qui s’oppose à l’acquisition par la requérante d’une participation qualifiée dans M.M. Warburg & Co (AG & Co.) Kommanditgesellschaft auf Aktien, M.M. Warburg & CO Hypothekenbank Aktiengesellschaft et Marcard, Stein & Co AG;

condamner la BCE aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque sept moyens.

1.

Premier moyen, tiré de violations des règles de la procédure d’évaluation des participations qualifiées.

2.

Deuxième moyen, tiré de la violation par la BCE des formes substantielles, à savoir (i) le droit d’être entendu, en prenant en compte des faits sur lesquels la requérante n’a pas pu s’exprimer préalablement à l’adoption de la décision et (ii) l’obligation de motiver une décision négative [article 41, paragraphe 2, sous a), de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, article 31 et article 33, paragraphes 1 et 2, du règlement (UE) no 468/2014 de la Banque centrale européenne (1) et article 22, paragraphe 1, premier alinéa, et paragraphe 2, deuxième alinéa, du règlement (UE) no 1024/2013 du Conseil (2)].

3.

Troisième moyen, tiré de l’absence d’examen des faits pertinents et de l’obligation d’adopter la décision uniquement sur une base factuelle suffisamment solide.

4.

Quatrième moyen, tiré de l’interprétation et de l’application incorrectes par la BCE de la notion de «participation qualifiée», en calculant et en attribuant de manière incorrecte les droits de vote et la participation en capital et en appréciant de manière erronée les faits qui s’y rapportent.

5.

Cinquième moyen, tiré de l’interprétation incorrecte et de l’application erronée par la BCE des critères d’évaluation figurant à l’article 23, paragraphes 1 et 2, de la directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil (3) et de la législation allemande transposant cette directive à l’article 2c, paragraphe 1b, première phrase, du Kreditwesengesetz (loi allemande relative au secteur du crédit).

6.

Sixième moyen, tiré de la violation de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, en particulier des droits de la requérante à la vie familiale et au mariage (articles 7, 9 et 33), à la non-discrimination (article 21), à la présomption d’innocence (article 48) et au droit de propriété (article 17).

7.

Septième moyen, tiré de la violation du principe de proportionnalité.


(1) Règlement (UE) no 468/2014 de la banque centrale européenne, du 16 avril 2014, établissant le cadre de la coopération au sein du mécanisme de surveillance unique entre la Banque centrale européenne, les autorités compétentes nationales et les autorités désignées nationales (le «règlement-cadre MSU») (BCE/2014/17) (JO 2014, L 141, p. 1).

(2) Règlement (UE) no 1024/2013 du Conseil, du 15 octobre 2013, confiant à la Banque centrale européenne des missions spécifiques ayant trait aux politiques en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit (JO 2013, L 287, p. 63).

(3) Directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, concernant l’accès à l’activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, modifiant la directive 2002/87/CE et abrogeant les directives 2006/48/CE et 2006/49/CE (JO 2013, L 176, p. 338).