Affaire T-399/23: Recours introduit le 17 juillet 2023 — ClientEarth et Collectif Nourrir/Commission
| CELEX | 62023TN0399 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | lundi 17 juillet 2023 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2023/48 | 9.10.2023 |
Recours introduit le 17 juillet 2023 — ClientEarth et Collectif Nourrir/Commission
(Affaire T-399/23)
(C/2023/48)
Langue de procédure: le français
Parties
Parties requérantes: ClientEarth (Ixelles, Belgique) et Collectif Nourrir (Montreuil, France) (représentant: C. Baldon, avocate)
Partie défenderesse: Commission européenne
Conclusions
Les requérantes concluent à ce qu’il plaise au Tribunal:
| — | annuler la décision de la Commission figurant dans la lettre du 5 mai 2023 (Ares(2023)3182983) par laquelle la Commission a rejeté la demande de réexamen interne datant du 3 novembre 2022 déposée en vertu de l’article 10 du règlement Aarhus (1); |
| — | ordonner à la Commission de prendre à sa charge les coûts de la procédure. |
Moyens et principaux arguments
À l’appui du recours contre la décision de la Commission rejetant sa demande de réexamen interne de la décision par laquelle celle-ci a approuvé le plan stratégique national français relevant de la PAC (ci-après la «décision d’approbation») au titre du règlement (UE) 2021/2115 (2) (ci-après le «règlement PSN»), les requérantes invoquent quatre moyens.
| 1. | Premier moyen, tiré de plusieurs erreurs relatives à la compétence de la Commission pour adopter la décision d’approbation. Première branche, tirée d’erreurs de droit dont serait entachée la décision attaquée en ce qu’elle conclut, d’une part, que la Commission ne pouvait, ni ne devait exercer de contrôle approfondi de la compatibilité du plan avec le règlement PSN sur le fondement de son article 118 et, d’autre part, que le champ du contrôle que la Commission effectue en vertu de cet article est circonscrit à la «stratégie d’intervention globale» et à la «contribution globale» aux objectifs spécifiques climatiques et environnementaux énoncés à l’article 6, paragraphe 1, sous d), e) et f), du règlement PSN sans prendre en compte l’efficacité potentielle des mesures inclues dans le plan pour contribuer à leur réalisation. Seconde branche, tirée d’une erreur manifeste d’appréciation dont serait entachée la décision attaquée, en ce qu’elle refuse de réexaminer la décision d’approbation et considère que la Commission était compétente pour l’adopter sur le fondement de l’article 118, paragraphe 6, du règlement PSN alors que la demande de réexamen démontrait que les stratégies d’intervention du plan n’étaient pas susceptibles de contribuer effectivement à la réalisation des objectifs spécifiques climatiques et environnementaux du règlement PSN. |
| 2. | Deuxième moyen, tiré de deux erreurs manifestes d’appréciation relatives à la contribution du plan à la réalisation de l’objectif spécifique de l’article 6, paragraphe 1, sous d), du règlement PSN et aux valeurs cibles nationales de long terme découlant du droit de l’Union en matière climatique. Première branche, tirée d’une erreur manifeste d’appréciation dont serait entachée la décision attaquée en ce qu’elle rejette comme infondés les arguments de la demande de réexamen démontrant que la stratégie d’intervention prévue dans le plan n’est pas susceptible de contribuer de manière effective à la réalisation de l’objectif spécifique énoncé à l’article 6, paragraphe 1, sous d), du règlement PSN et qu’elle conclut que la décision d’approbation répondait aux exigences de l’article 118, paragraphe 4, du règlement PSN. Seconde branche, tirée d’une erreur manifeste de la décision attaquée en ce qu’elle rejette comme infondés les arguments de la demande de réexamen démontrant que la stratégie d’intervention définie dans le plan n’est pas susceptible de contribuer de façon cohérente à la réalisation de l’objectif national de réduction des émissions du secteur agricole de 18 % en 2030 par rapport aux niveaux de 2005 conformément à l’article 109, paragraphe 2, et qu’elle conclut que la décision d’approbation répondait aux exigences de l’article 118, paragraphe 4, du règlement PSN. |
| 3. | Troisième moyen, tiré de deux erreurs manifestes d’appréciation relatives à la contribution du plan à la réalisation de l’objectif spécifique de l’article 6, paragraphe 1, sous e), du règlement PSN et aux valeurs cibles nationales de long terme découlant du droit de l’Union en matière de protection des ressources en eau. Première branche, tirée d’une erreur manifeste d’appréciation en ce qu’elle rejette comme infondés les arguments de la demande de réexamen démontrant que la stratégie d’intervention prévue dans le plan n’est pas susceptible de contribuer de manière effective à la réalisation de l’objectif spécifique énoncé à l’article 6, paragraphe 1, sous f), du règlement PSN et qu’elle conclut que la décision d’approbation répondait aux exigences de l’article 118, paragraphe 4, du règlement PSN. Seconde branche, tirée d’une erreur manifeste d’appréciation en ce qu’elle rejette comme infondés les arguments de la demande de réexamen démontrant que la stratégie d’intervention définie dans le plan n’est pas susceptible de contribuer de façon cohérente à la réalisation des valeurs cibles nationales découlant de la directive 2000/60/CE et de la directive 91/676/CEE conformément à l’article 109, paragraphe 2, et qu’elle conclut que la décision d’approbation répondait aux exigences de de l’article 118, paragraphe 4, du règlement PSN. |
| 4. | Quatrième moyen, tiré d’une erreur manifeste d’appréciation relative à la contribution du plan à la réalisation de l’objectif spécifique de l’article 6, paragraphe 1, sous f), du règlement PSN, en ce que la Commission rejette la demande de réexamen comme infondée alors que celle-ci démontrait que la stratégie d’intervention n’était pas susceptible de répondre effectivement aux besoins prioritaires identifiés par la France liés à la conservation et à la restauration de la biodiversité et qu’elle conclut que la décision d’approbation répondait aux exigences de l’article 118, paragraphe 4, du règlement PSN. |
(1) Règlement (CE) no 1367/2006 du Parlement européen et du Conseil, du 6 septembre 2006, concernant l’application aux institutions et organes de la Communauté européenne des dispositions de la convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement (JO 2006, L 264, p. 13).
(2) Règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen et du Conseil, du 2 décembre 2021, établissant des règles régissant l’aide aux plans stratégiques devant être établis par les États membres dans le cadre de la politique agricole commune (plans stratégiques relevant de la PAC) et financés par le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), et abrogeant les règlements (UE) no 1305/2013 et (UE) no 1307/2013 (JO 2021, L 435, p. 1).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/48/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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