Jurisprudence CJUE62023TN0417

Affaire T-417/23: Recours introduit le 19 juillet 2023 — TO/AEE

CELEX62023TN0417
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 19 juillet 2023

Résumé IA

Ce recours devant le Tribunal de l'Union européenne concerne une action en annulation introduite par TO/AEE, probablement contre un acte de l'Union. L'affaire, enregistrée en 2023, relève du contentieux du droit de l'Union et son issue pourra influencer l'interprétation ou l'application des règles européennes dans leur champ d'application.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Séries C


C/2023/50

9.10.2023

Recours introduit le 19 juillet 2023 — TO/AEE

(Affaire T-417/23)

(C/2023/50)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: TO (représentant: É. Boigelot, avocat)

Partie défenderesse: Agence européenne pour l’environnement (AEE)

Conclusions

La requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision implicite de rejet de l’AEE intervenue le [confidentiel] (1) de la réclamation formée par la requérante le [confidentiel], et de la décision de l’AEE du [confidentiel] notifiée le [confidentiel] portant rejet explicite de la demande de la requérante du [confidentiel];

en conséquence, faire droit à la demande initiale de la requérante, dont l’objet est le suivant:

le paiement d’un montant de 24 950 euros, à titre de dédommagement en raison des fautes de service commises par l’AEE dues au comportement négligent de ses services ayant consisté, d’une part, à la priver indûment de l’indemnité de dépaysement à laquelle elle avait incontestablement droit et dont elle avait été initialement régulièrement créditée au prétexte d’une «récupération extraordinaire» visée sur une fiche de rémunération [confidentiel] établie par son nouvel et actuel employeur [confidentiel] d’autre part, à ne pas exécuter volontairement et dans un délai raisonnable la décision prise par l’AHCC et qui lui a été communiquée officiellement le [confidentiel] de lui rembourser ce montant d’indemnité de dépaysement reconnu comme indûment retenu;

le montant réclamé se décompose comme suit:

2 950 euros, correspondant au montant de l’indemnité de dépaysement retenue irrégulièrement dans le cadre de l’exécution fautive de l’arrêt d’annulation du 11 juin 2019 (affaire T-462/17);

22 000 euros, à titre de préjudice matériel et moral confondus;

la requérante demande également que le montant correspondant à cette indemnité d’installation indûment et irrégulièrement retenue soit augmenté des intérêts au taux de 5 % l’an depuis le [confidentiel], date de la retenue;

une explication et, le cas échéant, le remboursement d’un montant équivalent à titre de dédommagement si la retenue en question s’avère infondée, sur à quoi correspond la retenue supplémentaire de 500 euros qui apparaît sur la même fiche de rémunération [confidentiel], la mention «Ret.Ant.Ret/Pens» n’étant pas claire à ce sujet et ne permettant aucune vérification de son bien-fondé;

condamner la défenderesse aux entiers dépens, conformément à l’article 134 du règlement de procédure du Tribunal de l’Union européenne.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la requérante invoque deux moyens.

1.

Premier moyen, tiré de la violation de l’article 25, paragraphe 2, du statut des fonctionnaires de l’Union européenne (ci-après le «statut») et de l’obligation de motivation, des articles 19, 24 et 92 du régime applicable aux autres agents de l’Union européenne, ainsi que de l’article 5, paragraphe 5, de l’annexe VII du statut contenant les règles relatives à la rémunération et aux remboursements de frais.

2.

Deuxième moyen, tiré de la la violation du principe de bonne administration garanti par l’article 41 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, du principe qui impose à l’administration de n’arrêter une décision que sur la base de motifs légalement admissibles, c’est à dire pertinents et non entachés d’erreurs manifestes d’appréciation, du principe d’exécution de bonne foi des conventions, du principe de sollicitude, du caractère imprescriptible de la rémunération due en vertu du contrat d’agent et des règles qui lui sont applicables, du respect de l’attente légitime et de la confiance légitime, et du délai raisonnable dont dispose l’administration afin d’exécuter ses propres obligations.


(1) Données confidentielles occultées.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/50/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)