Jurisprudence CJUE62023TN0420

Affaire T-420/23: Recours introduit le 17 juillet 2023 — Al-Assad/Conseil

CELEX62023TN0420
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 17 juillet 2023

Résumé IA

Ce recours concerne une action en annulation introduite par M. Al-Assad contre un acte du Conseil de l'Union européenne, vraisemblablement un règlement ou une décision le concernant directement, comme une mesure restrictive (gel d'avoirs). L'affaire porte sur le contrôle juridictionnel des actes du Conseil par le Tribunal de l'Union européenne, notamment sur le respect des droits de la défense et des exigences procédurales.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Séries C


C/2023/52

9.10.2023

Recours introduit le 17 juillet 2023 — Al-Assad/Conseil

(Affaire T-420/23)

(C/2023/52)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: Mudar Al-Assad (Damas, Syrie) (représentant: B. Grundler, avocat)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

Le requérant conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler le règlement d’exécution (UE) no 2023/844 du Conseil du 24 avril 2023 mettant en œuvre le règlement (UE) no 36/2012 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Syrie, en ce qu’il le concerne;

annuler le règlement (UE) no 36/2012 du Conseil du 18 janvier 2012 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Syrie et abrogeant le règlement (UE) no 442/2011 et ses annexes, tels que modifiés par le règlement d’exécution (UE) no 2023/844, en ce qu’ils le concernent;

condamner le Conseil, en ce qu’il succombe, aux entiers dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, le requérant invoque deux moyens.

1.

Premier moyen, tiré de la violation de l’obligation de motivation. Le requérant fait valoir qu’en se bornant à énoncer que «Mudar al-Assad est un cousin de Bachar al-Assad et est donc membre de la famille Assad» le Conseil n’a pas satisfait à l’exigence de motivation de ses actes telle qu’interprétée par le juge de l’Union.

2.

Deuxième moyen, tiré d’une erreur manifeste d’appréciation du Conseil et de l’absence de bien-fondé de sa décision. Le requérant soutient que le Conseil a indument présumé de ses liens familiaux qu’il profitait du régime syrien et y serait associé alors qu’une inscription sur l’annexe en cause aurait nécessité que le Conseil dispose de preuves relatives à un comportement effectif établissant sa responsabilité personnelle.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/52/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)