Jurisprudence CJUE62023TN0421

Affaire T-421/23: Recours introduit le 16 juillet 2023 — Versobank/BCE

CELEX62023TN0421
TypeJurisprudence CJUE
Datedimanche 16 juillet 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un contentieux bancaire où la BCE a refusé d'autoriser Versobank à établir une succursale dans la zone euro. Le tribunal examinera si la BCE a correctement appliqué les règles prudentielles du mécanisme de surveillance unique, notamment en matière d'évaluation des risques et de proportionnalité des mesures restrictives.

Texte intégral

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Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Séries C


C/2023/23

9.10.2023

Recours introduit le 16 juillet 2023 — Versobank/BCE

(Affaire T-421/23)

(C/2023/23)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: Versobank (Tallinn, Estonie) (représentant: O. Behrends, avocat)

Partie défenderesse: Banque centrale européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

déclarer que la BCE est responsable du préjudice causé à la partie requérante par sa décision de retirer l’agrément de celle-ci le 17 juillet 2018, ainsi que par son comportement, y compris son ingérence dans la représentation de la partie requérante;

condamner la partie défenderesse au paiement d’une indemnisation financière à la partie requérante pour ce préjudice;

décider que le préjudice matériel devra être déterminé lorsqu’une représentation effective de la partie requérante aura été rétablie;

condamner la partie défenderesse aux dépens de la partie requérante, ainsi qu’à ses propres dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque trois moyens.

1.

Premier moyen invoquant que le traitement illégal par la BCE de la partie requérante dans le cadre de la procédure préalable à la décision de retrait d’agrément de celle-ci du 17 juillet 2018, ainsi que le comportement ultérieur de la BCE constituent une violation suffisamment grave des règles de droit ayant pour objet de conférer des droits aux particuliers. Il est allégué que la BCE a violé les droits de la partie requérante, notamment en omettant d’impliquer les représentants de celle-ci dans la procédure préalable à la décision de retrait d’agrément du 17 juillet 2018 et en présumant à tort que les liquidateurs étaient les seuls représentants de la partie requérante.

2.

Deuxième moyen invoquant que la BCE a causé un dommage matériel important qui ne pourra être chiffré que lorsque la représentation effective de la partie requérante aura été rétablie, l’ingérence dans les droits de représentation de la partie requérante étant toujours en cours.

3.

Troisième moyen invoquant un lien de causalité direct entre le traitement illégal et le préjudice matériel.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/23/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)