Jurisprudence CJUE62023TN0477

Affaire T-477/23: Recours introduit le 31 juillet 2023 — DZ Bank/CRU

CELEX62023TN0477
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 31 juillet 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un litige relatif à la classification de certains produits dérivés de crédit dans le cadre du règlement sur les abus de marché. L'affaire porte sur l'interprétation des règles européennes régissant la transparence et la manipulation des marchés financiers, avec des implications potentielles pour les obligations de déclaration des établissements bancaires.

Texte intégral

25.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 338/34


Recours introduit le 31 juillet 2023 — DZ Bank/CRU

(Affaire T-477/23)

(2023/C 338/44)

Langue de procédure: l’allemand

Parties

Partie requérante: DZ Bank AG Deutsche Zentral-Genossenschaftsbank, Frankfurt am Main (Francfort-sur-le-Main, Allemagne) (représentants: H. Berger, M. Weber et D. Schoo, avocats)

Partie défenderesse: Conseil de résolution unique

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler la décision commune du 6 avril 2023 portant fixation de l’exigence minimale de fonds propres et d’engagements éligibles (RC/JD/2022/22);

condamner le Conseil de résolution unique aux dépens.

À titre subsidiaire, dans l’hypothèse où le Tribunal jugerait que la décision attaquée est juridiquement inexistante du fait de l’utilisation, par le Conseil de résolution unique, de la mauvaise langue officielle et où le recours en annulation serait, par conséquent, irrecevable faute d’objet, la partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

constater que la décision attaquée est juridiquement inexistante;

condamner le Conseil de résolution unique aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui de son recours, la partie requérante invoque cinq moyens.

1.

Premier moyen, tiré de ce que la décision commune viole l’article 81, paragraphe 1, du règlement (UE) no 806/2014 (1), lu en combinaison avec l’article 3 du règlement no 1 (2), car elle n’est pas rédigée dans la langue officielle choisie par la partie requérante, à savoir la langue allemande.

2.

Deuxième moyen, tiré de ce que la décision commune viole l’article 12 quinquies, paragraphe 8, du règlement (UE) no 806/2014 et l’article 296, deuxième alinéa, TFUE, car elle ne contient pas une motivation complète et suffisamment détaillée et précise.

3.

Troisième moyen, tiré de ce que la décision commune viole les dispositions combinées de l’article 12 quinquies, paragraphe 3, quatrième alinéa, et de l’article 27, paragraphe 7, sous a), du règlement (UE) no 806/2014, car elle fixe l’exigence minimale de fonds propres et d’engagements éligibles en tenant compte de passifs résultant de prêts de développement accordés en tant que prêts intermédiés.

4.

Quatrième moyen, tiré de ce que la décision commune viole l’article 12 quater, paragraphe 4, du règlement (UE) no 806/2014, car elle fixe l’exigence minimale de fonds propres et d’engagements éligibles en tenant compte de passifs résultant de prêts de développement accordés en tant que prêts intermédiés et prévoit que cette exigence, dans la mesure où elle est excessive du fait de la prise en compte à tort de tels passifs, doit être satisfaite par des instruments subordonnés.

5.

Cinquième moyen, soulevé à titre subsidiaire, tiré de ce que les dispositions combinées de l’article 12 quinquies, paragraphe 3, quatrième alinéa, et de l’article 27, paragraphe 7, sous a), du règlement (UE) no 806/2014 ainsi que l’article 12 quater, paragraphe 4, de ce règlement violent le droit de rang supérieur (articles 16, 17, 20 et 52 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (3)), dans la mesure où ces dispositions permettent d’inclure des passifs résultant de prêts de développement accordés en tant que prêts intermédiés dans le total des passifs, y compris les fonds propres, lors de la détermination de l’exigence minimale de fonds propres et d’engagements éligibles.


(1) Règlement (UE) no 806/2014 du Parlement européen et du Conseil, du 15 juillet 2014, établissant des règles et une procédure uniformes pour la résolution des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement dans le cadre d’un mécanisme de résolution unique et d’un Fonds de résolution bancaire unique, et modifiant le règlement (UE) no 1093/2010 (JO 2014, L 225, p. 1).

(2) Règlement no 1 du Conseil, du 15 avril 1958, portant fixation du régime linguistique de la Communauté Économique Européenne (JO 1958, 17, p. 385).

(3) JO 2012, C 326, p. 391.