Jurisprudence CJUE62023TN0490

Affaire T-490/23: Recours introduit le 11 août 2023 — Makhlouf/Conseil

CELEX62023TN0490
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 11 août 2023

Résumé IA

Ce recours concerne une action en annulation dirigée contre des actes du Conseil de l'UE imposant des mesures restrictives (gel des avoirs) à l'encontre de M. Makhlouf. L'affaire porte sur le respect des droits de la défense et du droit à un procès équitable dans le cadre de la procédure de réexamen des listes de sanctions.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Séries C


C/2023/57

9.10.2023

Recours introduit le 11 août 2023 — Makhlouf/Conseil

(Affaire T-490/23)

(C/2023/57)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: Shahla Makhlouf (Fairfax, Virginia, États-Unis) (représentants: G. Karouni et K. Assogba, avocats)

Partie défenderesse: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

La requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

annuler, pour autant que ces actes concernent la requérante,

la décision (PESC) 2023/1035 du Conseil, du 25 mai 2023, modifiant la décision 2013/255/PESC concernant les mesures restrictives à l’encontre de la Syrie;

le règlement d’exécution (UE) 2023/1027 du Conseil, du 25 mai 2023, mettant en œuvre le règlement no 36/2012 concernant les mesures restrictives en raison de la situation en Syrie;

condamner le Conseil au paiement de la somme de 30 000 euros au titre des dommages et intérêts en réparation de tous préjudices confondus;

condamner le Conseil à supporter ses propres dépens ainsi que ceux exposés par la requérante et qu’elle se réserve le droit de justifier en cours de procédure.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours la requérante invoque quatre moyens.

1.

Premier moyen, tiré de la violation des droits de la défense et du procès équitable. La requérante reproche au Conseil d’avoir violé ses droits de la défense, notamment celui d’être entendu, avant de prendre la décision d’inclure son nom dans les listes contestées.

2.

Deuxième moyen, tiré de l’erreur manifeste d’appréciation et de l’absence de preuve. La requérante soutient que les allégations du Conseil relatives à l’existence d’un «risque intrinsèque que les biens hérités soient utilisés pour soutenir les activités du régime syrien, arrivent directement en la possession de ce dernier et contribuent potentiellement à la répression violente exercée par le régime syrien contre la population civile» doivent être définitivement rejetées en ce qu’elles sont dénuées de tout fondement et souffrent de l’absence de toute base factuelle pour les étayer.

3.

Troisième moyen, tiré de la violation du principe de proportionnalité dans l’atteinte aux droits fondamentaux. La requérante estime que la mesure litigieuse est disproportionnée dans la mesure où elle concerne tous ses biens sans aucune distinction.

4.

Quatrième moyen, tiré de la violation du droit de propriété. La requérante fait valoir que les actes attaqués portent une atteinte injustifiée au droit de propriété de la requérante en ce qu’ils incluent sans distinction les biens pouvant être hérités par la requérante mais également des biens personnels.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/57/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)