Jurisprudence CJUE62023TN0529

Affaire T-529/23: Recours introduit le 28 août 2023 — YU/Commission

CELEX62023TN0529
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 28 août 2023

Résumé IA

Ce recours concerne un litige entre un particulier et la Commission européenne, porté devant le Tribunal de l'Union européenne. Il s'agit d'une procédure contentieuse classique où le Tribunal examinera la légalité d'un acte ou d'une décision de la Commission, dans le cadre de sa compétence de premier ressort.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Séries C


C/2023/1165

4.12.2023

Recours introduit le 28 août 2023 — YU/Commission

(Affaire T-529/23)

(C/2023/1165)

Langue de procédure: le français

Parties

Partie requérante: YU (représentant: L. Frölich, avocat)

Partie défenderesse: Commission européenne

Conclusions

Le requérant conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

à titre principal

constater que la Commission européenne s’est illégalement abstenue d’appliquer, au profit du requérant et des entités juridiques lui appartenant, i) la protection prévue par la directive 2019/1937 (1), notamment en son article 6, paragraphe 4 et ii) la définition de «partie intéressée», s’agissant de sa qualité de mandataire agissant pour le compte de l’État français, aux fins de la récupération des aides illégales des plaintes SA.46963 et SA.52275;

constater qu’au terme du silence gardé à l’issue du délai de 30 jours imparti dans les deux lettres du 25 juillet 2023, la Commission européenne est réputée avoir implicitement révoqué sa décision visant à enregistrer les plaintes SA.46963 et SA.52275 en tant qu’informations générales sur le marché et qu’en conséquences, il y a lieu de:

constater que la Commission européenne a manqué aux obligations qui lui incombaient en s’abstenant d’adopter une décision au sujet, d’une part, des garanties de 45 milliards d’euros accordées par la République française à l’établissement bancaire Bpifrance SA et, d’autre part, de l’apport d’actif de 21,776 milliards d’euros accordé à cet établissement, signalés dans le cadre de la plainte SA.52275 comme étant des aides illégales et incompatibles au regard des conditions fixées par la Communication concernant le secteur bancaire du 30 juillet 2013;

constater que la Commission européenne a manqué aux obligations qui lui incombaient en s’abstenant d’adopter une décision au sujet de l’application à tort du règlement 800/2008 (2) par les stipulations de la convention du 9 mai 2012, telles que signalées dans le cadre de la plainte SA.46963;

constater que la Commission européenne a omis d’ouvrir la procédure formelle d’examen avant cette révocation;

à titre subsidiaire

annuler les éventuels actes de la Commission européenne tendant à produire des effets juridiques obligatoires de nature à affecter les intérêts du requérant, pris en ses qualités i) de personne protégée par la directive 2019/1937 et ii) de mandataire agissant pour le compte de l’État français, aux fins de la récupération des aides illégales des plaintes SA.46963 et SA.52275;

dire que la révocation de ces actes, à les supposer antérieurement pris dans les affaires SA.46963 et SA.52275 par la Commission européenne, impliquait nécessairement l’ouverture de la procédure formelle d’examen prévue à l’article 108, paragraphe 2, TFUE;

condamner l’Union européenne aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, le requérant invoque deux moyens.

1.

Premier moyen, tiré de la qualité de partie intéressée du requérant, au sens de l’article 1er, sous h), du règlement (UE) 2015/1589 du Conseil, du 13 juillet 2015, portant modalités d’application de l’article 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (JO 2015, L 248, p. 9).

2.

Deuxième moyen, tiré de la carence de la Commission européenne, au motif que cette dernière n’a pas apporté une réponse pertinente à l’invitation à agir qui lui a été envoyée le 5 mai 2023.


(1) Directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil, du 23 octobre 2019, sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union (JO 2019, L 305, p. 17).

(2) Règlement (CE) no 800/2008 de la Commission, du 6 août 2008, déclarant certaines catégories d’aide compatibles avec le marché commun en application des articles 87 et 88 du traité (Règlement général d’exemption par catégorie) (JO 2008, L 214, p. 3).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/1165/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)