| CELEX | 62024CA0312 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 4 juin 2026 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2026/3806 | 27.7.2026 |
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026 (demande de décision préjudicielle du Sofiyski rayonen sad – Bulgarie) – CL / Prokuratura na Republika Bulgaria
(Affaire C-312/24 (1) , Darashev (2) )
(Renvoi préjudiciel - Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel en matière pénale - Règlement (UE) 2016/679 - Directive (UE) 2016/680 - Champs d’application - Traitement des données collectées lors d’une enquête dirigée contre un policier en tant que personne soupçonnée d’une infraction pénale - Enregistrement des données relatives à cette enquête dans le dossier personnel du policier - Licéité du traitement - Article 6, paragraphe 1, premier alinéa, sous c), et article 6, paragraphe 3, de ce règlement - Traitement nécessaire au respect d’une obligation légale - Base juridique du traitement - Article 17 dudit règlement - Droit à l’effacement)
(C/2026/3806)
Langue de procédure: le bulgare
Juridiction de renvoi
Sofiyski rayonen sad
Parties à la procédure au principal
Partie requérante: CL
Partie défenderesse: Prokuratura na Republika Bulgaria
Dispositif
| 1) | L’article 2, paragraphe 1, du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil, du 27 avril 2016, relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données), et l’article 9, paragraphe 1, de la directive (UE) 2016/680 du Parlement européen et du Conseil, du 27 avril 2016, relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d’enquêtes et de poursuites en la matière ou d’exécution de sanctions pénales, et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la décision-cadre 2008/977/JAI du Conseil, doivent être interprétés en ce sens que: ce règlement s’applique à l’activité exercée par la direction d’une autorité publique, consistant à conserver dans le dossier personnel d’un de ses agents des données relatives à sa qualité de suspect dans le cadre d’une enquête pénale. Il est sans incidence, à cet égard, que cette direction a obtenu ces données par l’intermédiaire d’une autre direction relevant de la même autorité publique, cette dernière direction étant habilitée à mener ce type d’enquête. |
| 2) | L’article 17, paragraphe 3, sous b), du règlement 2016/679, lu en combinaison avec l’article 6, paragraphe 1, premier alinéa, sous c), et l’article 6, paragraphe 3, de celui-ci ainsi qu’à la lumière de l’article 52, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, doit être interprété en ce sens que: la conservation, dans le dossier personnel d’un agent de police, à des fins de gestion de la carrière de celui-ci et de contrôle du respect, par cet agent, des règles inhérentes à ses fonctions, de données à caractère personnel relatives à sa qualité de suspect dans le cadre d’une enquête pénale suspendue, ledit agent n’ayant été ni accusé ni poursuivi pour l’infraction concernée, peut être considérée comme étant justifiée aux fins du respect d’une obligation légale auquel l’autorité publique, employeur dudit agent, est soumise sur le fondement du droit national, à condition que cette base juridique soit claire et précise, que son application soit prévisible pour les personnes concernées et que cette obligation réponde à un objectif d’intérêt public et est proportionnée à celui-ci. |
| 3) | L’article 1er de la directive 2000/78/CE du Conseil, du 27 novembre 2000, portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail, doit être interprété en ce sens que: cette directive n’est pas applicable lorsqu’une autorité publique, dont une direction est chargée de mener les enquêtes pénales visant les agents employés par cette autorité, refuse, en sa qualité d’employeur, de promouvoir l’un de ses agents au seul motif qu’il a eu la qualité de suspect dans le cadre d’une telle enquête finalement suspendue, cet agent n’ayant été ni accusé ni poursuivi pour l’infraction concernée. |
(1) JO C, C/2024/4715.
(2) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/3806/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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06/08/2026
Ordonnance du président du Tribunal du 4 août 2026.#Christoph Klein contre Commission européenne.#Référé – Clause de sauvegarde – Dispositif médical – Demande de sursis à exécution – Demande de mesures provisoires – Défaut d’urgence.#Affaire T-267/26 R.
04/08/2026
Ordonnance du président du Tribunal du 3 août 2026.#Broadcom Inc. et VMware International Unlimited Company contre Commission européenne.#Référé – Concurrence – Article 18, paragraphe 3, du règlement (CE) no 1/2003 – Demande de renseignements – Demande de sursis à exécution et de mesures provisoires – Non-lieu à statuer partiel – Défaut de fumus boni juris – Mise en balance des intérêts.#Affaire T-280/26 R.
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