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AccueilDroit européen62026TO0267
Jurisprudence CJUE62026TO0267

Ordonnance du président du Tribunal du 4 août 2026.#Christoph Klein contre Commission européenne.#Référé – Clause de sauvegarde – Dispositif médical – Demande de sursis à exécution – Demande de mesures provisoires – Défaut d’urgence.#Affaire T-267/26 R.

CELEX62026TO0267
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 4 août 2026

Texte intégral

DOCUMENT DE TRAVAIL

ORDONNANCE DU PRÉSIDENT DU TRIBUNAL

4 août 2026 (*)

« Référé – Clause de sauvegarde – Dispositif médical – Demande de sursis à exécution – Demande de mesures provisoires – Défaut d’urgence »

Dans l’affaire T‑267/26 R,

Christoph Klein, demeurant à Großgmain (Autriche), représenté par Me H.-J. Ahlt, avocat,

partie requérante,

contre

Commission européenne, représentée par MM. T. Bohr, A. Spina et Mme C. Dewitte Langenfeld, en qualité d’agents,

partie défenderesse,

LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL

rend la présente

Ordonnance

1 Par sa demande fondée sur les articles 278 et 279 TFUE, le requérant, M. Christoph Klein, sollicite, premièrement, le sursis à l’exécution de la communication interne C(2026) 822 final de la Commission européenne, du 10 février 2026, concernant une mesure visant à interdire la mise sur le marché du dispositif médical « Inhaler Broncho‑Air » (ci-après le « dispositif Inhaler ») fabriqué par Primed Halberstadt Medizintechnik GmbH pour le compte de Broncho-Air Medizintechnik AG (ci-après l’ « acte attaqué »). Le requérant demande, deuxièmement, qu’il soit ordonné à la Commission de s’abstenir d’adopter, de notifier, de communiquer ou de transmettre aux autorités nationales de nouvelles mesures ou d’invoquer une telle mesure, en tant que conclusion contraignante ou définitive au regard du droit de l’Union européen, à son égard ou à l’égard des autorités nationales ou dans le cadre d’une procédure juridictionnelle, en ce qu’une telle mesure, sans audition préalable du requérant et sans notification immédiate à celui-ci, vise à clore définitivement la procédure de clause de sauvegarde concernant le dispositif Inhaler, et à confirmer définitivement la mesure d’interdiction allemande au regard du droit de l’Union ou à renvoyer l’ensemble de la procédure au niveau national. Troisièmement, le requérant sollicite qu’il soit ordonné à la Commission de lui notifier immédiatement ainsi qu’au Tribunal toute nouvelle mesure ayant le même objet et de suspendre ses effets jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.

Antécédents du litige et conclusions des parties

2 La présente affaire s’inscrit dans le cadre d’une procédure de clause de sauvegarde concernant le dispositif Inhaler (ci-après la « procédure de clause de sauvegarde »), dont le requérant est actuellement le titulaire des droits. Le déroulement de cette procédure peut être résumé comme suit.

3 Le 7 janvier 1998, les autorités allemandes ont transmis à la Commission une lettre intitulée « Procédure de clause de sauvegarde au titre de l’article 8 de la directive 93/42 relative [au dispositif Inhaler] », dans laquelle elles lui faisaient part de leur décision d’interdire le dispositif Inhaler à partir du 23 septembre 1997. La Commission n’a pas adopté de décision à la suite de cette notification.

4 Par arrêt du 22 avril 2015, Klein/Commission (C‑120/14 P, non publié, EU:C:2015:252), la Cour a jugé, notamment, que le Tribunal avait commis une erreur de droit en considérant que la Commission n’était pas tenue de prendre une décision formelle à la suite de la notification de la procédure de clause de sauvegarde.

5 Par ordonnance du 25 avril 2023, Klein/Commission (T‑562/19 RENV, non publiée, EU:T:2023:225), le Tribunal a constaté que le recours en carence du requérant était manifestement fondé, dès lors que la Commission s’était illégalement abstenue d’agir dans le cadre de la procédure de clause de sauvegarde et de prendre, conformément aux dispositions de la directive 93/42/CEE du Conseil, du 14 juin 1993, relative aux dispositifs médicaux (JO 1993, L 169, p. 1), telle que modifiée par la directive 2007/47/CE du Parlement européen et du Conseil, du 5 septembre 2007 (JO 2007, L 247, p. 21), une décision à l’égard du dispositif Inhaler.

6 Le 28 avril 2023, la Commission a adopté, sur le fondement de l’article 96, paragraphe 1, du règlement (UE) 2017/745 du Parlement européen et du Conseil, du 5 avril 2017, relatif aux dispositifs médicaux, modifiant la directive 2001/83/CE, le règlement (CE) no 178/2002 et le règlement (CE) no 1223/2009 et abrogeant les directives du Conseil 90/385/CEE et 93/42 (JO 2017, L 117, p. 1), la décision d’exécution C(2023) 2961 final, du 28 avril 2023, relative à une mesure interdisant la mise sur le marché du dispositif Inhaler fabriqué par Primed Halberstadt Medizintechnik pour le compte de Broncho-Air Medizintechnik, par laquelle elle a considéré que la mesure de sauvegarde, notifiée par la République fédérale d’Allemagne le 7 janvier 1998 et interdisant la mise sur le marché du dispositif Inhaler, était justifiée.

7 Par arrêt du 12 février 2025, Klein/Commission (T‑394/23, non publié, EU:T:2025:148), le Tribunal a annulé la décision d’exécution C(2023) 2961 final en ce qu’elle n’avait pas respecté la procédure prévue à l’article 95, paragraphe 4, et à l’article 96, paragraphe 1, du règlement 2017/745.

8 Le 7 juillet 2025, le requérant a introduit un recours en indemnité, enregistré sous le numéro T‑430/25, et a demandé la réparation du préjudice subi par Broncho-Air Medizintechnik correspondant au manque à gagner du fait de l’inaction de la Commission dans la procédure de clause de sauvegarde. Au cours de cette procédure devant le Tribunal, le requérant a pris connaissance de l’acte attaqué.

9 Par requête déposée au greffe du Tribunal le 30 avril 2026, le requérant a introduit un recours tendant notamment à l’annulation de l’acte attaqué.

10 Par acte séparé déposé au greffe du Tribunal le même jour, le requérant a introduit la présente demande en référé, dans laquelle il conclut à ce qu’il plaise au président du Tribunal :

– surseoir à l’exécution de l’acte attaqué ;

– ordonner à la Commission de s’abstenir d’adopter, de notifier, de communiquer, de transmettre aux autorités nationales de nouvelles mesures ou d’invoquer une telle mesure, en tant que conclusion contraignante ou définitive au regard du droit de l’Union, à son égard et à l’égard des autorités nationales ou dans le cadre d’une procédure juridictionnelle, en ce qu’une telle mesure, sans audition préalable du requérant et sans notification immédiate à celui-ci, vise à ou prétend avoir pour effet de clore définitivement la procédure de clause de sauvegarde et à confirmer définitivement la mesure d’interdiction allemande au regard du droit de l’Union ou à renvoyer l’ensemble de la procédure au niveau national ;

– à titre subsidiaire, ordonner à la Commission de lui notifier immédiatement ainsi qu’au Tribunal toute nouvelle mesure ayant le même objet et de suspendre ses effets jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond ;

– réserver les dépens.

11 Dans ses observations sur la demande en référé, déposées au greffe du Tribunal le 18 mai 2026, la Commission conclut à ce qu’il plaise au président du Tribunal :

– rejeter la demande en référé ;

– condamner le requérant aux dépens.

En droit

Considérations générales

12 Il ressort d’une lecture combinée des articles 278 et 279 TFUE, d’une part, et de l’article 256, paragraphe 1, TFUE, d’autre part, que le juge des référés peut, s’il estime que les circonstances l’exigent, ordonner le sursis à l’exécution d’un acte attaqué devant le Tribunal ou prescrire les mesures provisoires nécessaires, et ce en application de l’article 156 du règlement de procédure du Tribunal. Néanmoins, l’article 278 TFUE pose le principe du caractère non suspensif des recours, les actes adoptés par les institutions de l’Union bénéficiant d’une présomption de légalité. Ce n’est donc qu’à titre exceptionnel que le juge des référés peut ordonner le sursis à l’exécution d’un acte attaqué devant le Tribunal ou prescrire des mesures provisoires (voir ordonnance du 19 juillet 2016, Belgique/Commission, T‑131/16 R, EU:T:2016:427, point 12 et jurisprudence citée).

13 L’article 156, paragraphe 4, première phrase, du règlement de procédure dispose que les demandes en référé doivent spécifier « l’objet du litige, les circonstances établissant l’urgence ainsi que les moyens de fait et de droit justifiant à première vue l’octroi de la mesure provisoire à laquelle elles concluent ».

14 Ainsi, le sursis à exécution et les autres mesures provisoires peuvent être accordés par le juge des référés s’il est établi que leur octroi est justifié à première vue en fait et en droit (fumus boni juris) et qu’ils sont urgents, en ce sens qu’il est nécessaire, pour éviter un préjudice grave et irréparable aux intérêts de la partie qui les sollicite, qu’ils soient édictés et produisent leurs effets avant la décision dans l’affaire principale. Ces conditions sont cumulatives, de telle sorte que les demandes de mesures provisoires doivent être rejetées dès lors que l’une d’elles fait défaut. Le juge des référés procède également, le cas échéant, à la mise en balance des intérêts en présence (voir ordonnance du 2 mars 2016, Evonik Degussa/Commission, C‑162/15 P‑R, EU:C:2016:142, point 21 et jurisprudence citée).

15 Dans le cadre de cet examen d’ensemble, le juge des référés dispose d’un large pouvoir d’appréciation et reste libre de déterminer, au regard des particularités de l’espèce, la manière dont ces différentes conditions doivent être vérifiées ainsi que l’ordre de cet examen, dès lors qu’aucune règle de droit ne lui impose un schéma d’analyse préétabli pour apprécier la nécessité de statuer provisoirement [voir ordonnance du 19 juillet 2012, Akhras/Conseil, C‑110/12 P(R), non publiée, EU:C:2012:507, point 23 et jurisprudence citée].

16 Compte tenu des éléments du dossier, le président du Tribunal estime qu’il dispose de tous les éléments nécessaires pour statuer sur la présente demande en référé, sans qu’il soit utile d’entendre, au préalable, les parties en leurs explications orales.

17 Dans les circonstances du cas d’espèce, il convient d’examiner d’abord si la condition relative à l’urgence est remplie.

Sur la condition relative à l’urgence

18 Afin de vérifier si les mesures provisoires demandées sont urgentes, il convient de rappeler que la finalité de la procédure de référé est de garantir la pleine efficacité de la future décision définitive, afin d’éviter une lacune dans la protection juridique assurée par le juge de l’Union. Pour atteindre cet objectif, l’urgence doit, de manière générale, s’apprécier au regard de la nécessité qu’il y a de statuer provisoirement afin d’éviter qu’un préjudice grave et irréparable ne soit occasionné à la partie qui sollicite l’adoption de mesures provisoires. Il appartient à cette partie d’apporter la preuve qu’elle ne saurait attendre l’issue de la procédure relative au recours au fond sans subir un préjudice grave et irréparable (voir, en ce sens, ordonnance du 14 janvier 2016, AGC Glass Europe e.a./Commission, C‑517/15 P‑R, EU:C:2016:21, point 27 et jurisprudence citée).

19 En outre, selon une jurisprudence bien établie, il n’y a urgence que si le préjudice grave et irréparable redouté par la partie qui sollicite les mesures provisoires est imminent à tel point que sa réalisation est prévisible avec un degré de probabilité suffisant. Cette partie demeure, en tout état de cause, tenue de prouver les faits qui sont censés fonder la perspective d’un tel préjudice, étant entendu qu’un préjudice de nature purement hypothétique, en ce qu’il est fondé sur la survenance d’événements futurs et incertains, ne saurait justifier l’octroi de mesures provisoires (voir ordonnance du 16 février 2017, Gollnisch/Parlement, T‑624/16 R, non publiée, EU:T:2017:94, point 25 et jurisprudence citée).

20 C’est à la lumière de ces critères qu’il convient d’examiner si le requérant parvient à démontrer l’urgence.

21 Aux fins de démontrer l’urgence, en premier lieu, le requérant se prévaut du risque d’une atteinte grave et irréversible à la protection juridictionnelle effective par les juridictions de l’Union. En l’absence de l’adoption de mesures provisoires, il existerait le risque que la Commission confirme l’acte attaqué ou prenne d’autres mesures ayant le même contenu et qu’elle clôture définitivement la procédure de clause de sauvegarde, sans audition préalable du requérant. La Commission confirmerait ainsi, au regard du droit de l’Union, la mesure d’interdiction allemande.

22 Dans ces circonstances, se réaliserait également le risque que le requérant doive à l’avenir attaquer les décisions nationales ultérieures devant les juridictions allemandes, de sorte que sa protection juridictionnelle serait moins « concentrée et uniforme » et, partant, moins efficace.

23 En second lieu, le requérant considère que l’urgence est accrue par le fait que l’acte attaqué, y compris la notification du 5 septembre 2025 à l’origine de cet acte, est invoqué contre lui dans le cadre de l’affaire T‑430/25. Le sursis à l’exécution de cet acte serait ainsi nécessaire dès lors que ledit acte affectant sa position procédurale procurerait des avantages unilatéraux à la Commission et pourrait compromettre l’égalité des armes, à son détriment.

24 La Commission conteste cette argumentation.

25 En premier lieu, il convient de rappeler que la thèse selon laquelle un préjudice est, par définition, grave et irréparable, puisqu’il touche à la sphère des droits fondamentaux ne saurait être admise, dès lors qu’il ne suffit pas d’alléguer, de façon abstraite, une atteinte à des droits fondamentaux pour établir que le dommage qui pourrait en découler a nécessairement un caractère grave et irréparable. Il appartient toujours à la partie qui sollicite l’adoption d’une mesure provisoire d’exposer et d’établir la probable survenance d’un tel préjudice dans son cas particulier [ordonnance du 10 septembre 2013, Commission/Pilkington Group, C‑278/13 P(R), EU:C:2013:558, points 40 et 41].

26 Il convient ainsi d’examiner si, en l’espèce, le requérant a démontré à suffisance de droit la probable survenance d’un préjudice grave et irréparable dans son cas particulier.

27 Premièrement, le préjudice dont le requérant prétend éviter la survenance consiste, en substance, en la clôture de la procédure de clause de sauvegarde au regard du droit de l’Union et en la confirmation de la mesure d’interdiction allemande, sans qu’il ait été préalablement entendu.

28 Or, il convient de relever que le requérant n’explique pas ni ne démontre en quoi la clôture de la procédure de clause de sauvegarde lui causerait un préjudice grave et irréparable.

29 En tout état de cause, au cas où la procédure de clause de sauvegarde aurait déjà été clôturée et la mesure d’interdiction allemande confirmée, comme le soutient la Commission, le préjudice dont le requérant cherche à éviter la survenance par la demande de mesures provisoires se serait déjà réalisé.

30 Or, la finalité d’une procédure de référé ne consiste pas à assurer la réparation d’un préjudice qui s’est déjà réalisé. En effet, il est évident que ce préjudice déjà survenu ne pourrait plus être évité par l’octroi des mesures provisoires sollicitées (ordonnance du 6 avril 2016, GABO:mi/Commission, T‑10/16 R, non publiée, EU:T:2016:197, points 22 et 48 ; voir également, en ce sens, ordonnances du 29 octobre 2009, Novácke chemické závody/Commission, T‑352/09 R, non publiée, EU:T:2009:422, point 43, et du 16 juin 2015, Alcogroup et Alcodis/Commission, T‑274/15 R, non publiée, EU:T:2015:389, point 16).

31 Deuxièmement, en ce qui concerne l’argument du requérant tiré du risque qu’il doive, à l’avenir, attaquer les décisions nationales ultérieures devant les juridictions allemandes, il y a lieu de relever que ce préjudice est de nature purement hypothétique, dès lors qu’il est fondé sur la survenance d’événements futurs et incertains. Or, conformément à la jurisprudence citée au point 19 ci-dessus, un tel préjudice ne saurait justifier l’octroi de mesures provisoires.

32 Troisièmement, dans la mesure où le requérant invoque la durée des antécédents de la procédure de clause de sauvegarde afin de justifier l’urgence, il convient de constater qu’il n’explique pas ni ne démontre en quoi cette durée lui causerait un préjudice grave et irréparable, en l’absence de l’adoption de mesures provisoires.

33 Par ailleurs, les mesures provisoires sollicitées par le requérant pourraient plutôt avoir pour effet de prolonger la procédure de clause de sauvegarde. En effet, ces mesures visent, en substance, à éviter que la Commission clôture cette procédure dans un sens défavorable au requérant.

34 En second lieu, le requérant considère, en substance, qu’il devrait être sursis à l’exécution de l’acte attaqué, étant donné qu’il affecte sa position procédurale dans l’affaire T‑430/25.

35 À cet égard, il convient de rappeler, comme il a été relevé au point 18 ci-dessus, que la finalité de la procédure de référé est de garantir la pleine efficacité de la future décision définitive du recours dans l’affaire principale.

36 Or, par cet argument, le requérant ne semble pas soutenir que le sursis à exécution sollicité serait nécessaire pour garantir la pleine efficacité de la décision à intervenir dans l’affaire principale, mais plutôt de celle dans l’affaire T‑430/25. Il s’ensuit que, dans ce cas, un tel argument n’est pas susceptible d’établir l’urgence de la présente demande en référé.

37 En revanche, si l’argument du requérant devait être compris en ce sens qu’il ne pourrait pas attendre l’issue de la procédure dans l’affaire principale, dans la mesure où l’acte attaqué peut avoir des effets dans le cadre de la procédure T‑430/25, il y a lieu de relever que le requérant n’explique pas ni ne démontre concrètement en quoi il subirait un préjudice grave et irréparable.

38 Il résulte de ce qui précède que la demande en référé doit être rejetée, à défaut pour le requérant d’avoir établi que la condition relative à l’urgence était remplie, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur le fumus boni juris ou de procéder à la mise en balance des intérêts.

39 À la lumière de tout ce qui précède, il convient dès lors de rejeter la présente demande en référé.

40 En vertu de l’article 158, paragraphe 5, du règlement de procédure, il convient de réserver les dépens.

Par ces motifs,

LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL

ordonne :

1) La demande en référé est rejetée.

2) Les dépens sont réservés.

Fait à Luxembourg, le 4 août 2026.

Le greffier

Le président

V. Di Bucci

M. van der Woude


* Langue de procédure : l’allemand.

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