Arrêt CJUE62024CC0671

Conclusions de l'avocat général M. D. Spielmann, présentées le 8 septembre 2026.###

CELEX62024CC0671
TypeArrêt CJUE
Datemardi 8 septembre 2026

Texte intégral

Édition provisoire

CONCLUSIONS DE L’AVOCAT GÉNÉRAL

M. DEAN SPIELMANN

présentées le 8 septembre 2026 (1)

Affaire C671/24 P

BAWAG P.S.K. Bank für Arbeit und Wirtschaft und Österreichische Postsparkasse AG

contre

Conseil de résolution unique

« Pourvoi – Union économique et monétaire – Union bancaire – Mécanisme de résolution unique des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement – Fonds de résolution unique – Décision sur le calcul des contributions ex ante pour la période de contribution 2023 – Article 264, second alinéa, TFUE – Limitation des effets d’une annulation dans le temps »






Introduction

1. Les présentes conclusions concernent le pourvoi introduit par BAWAG P.S.K. Bank für Arbeit und Wirtschaft und Österreichische Postsparkasse AG (ci-après « BAWAG ») tendant à l’annulation de l’ordonnance du Tribunal de l’Union européenne du 6 août 2024, BAWAG PSK/CRU (T‑410/23, ci-après l’« ordonnance attaquée », EU:T:2024:534).

2. Par cette ordonnance, le Tribunal a annulé la décision SRB/ES/2023/23 du Conseil de résolution unique (CRU), du 2 mai 2023, sur le calcul des contributions ex ante pour 2023 au Fonds de résolution unique (FRU) (ci-après la « décision du CRU 2023 »), en ce qu’elle concerne BAWAG, et a maintenu les effets de cette décision jusqu’à ce que les mesures nécessaires que comporte l’exécution de cette ordonnance soient prises par le CRU, et ce dans un délai raisonnable qui ne saurait dépasser six mois à compter du jour où ladite ordonnance est devenue définitive.

3. La présente affaire appelle la Cour à déterminer si le Tribunal pouvait valablement suspendre dans le temps les effets de l’ordonnance attaquée.

Les antécédents du litige

4. Les antécédents du litige figurent aux points 2 à 4 de l’ordonnance attaquée et sont exposés de la manière suivante.

5. BAWAG est un établissement de crédit autrichien. Par la décision du CRU 2023, celui-ci a fixé, en considération de l’article 70, paragraphe 2, du règlement (UE) no 806/2014 (2), les contributions ex ante au FRU (ci-après les « contributions ex ante ») pour l’année 2023 (ci-après la « période de contribution 2023 ») des établissements relevant des dispositions combinées de l’article 2 et de l’article 67, paragraphe 4, de ce règlement, dont BAWAG.

6. Par avis de perception, l’autorité de résolution nationale compétente au sens de l’article 3, paragraphe 1, point 3, dudit règlement a enjoint à BAWAG d’acquitter le montant de sa contribution ex ante pour la période de contribution 2023, telle qu’elle avait été fixée par le CRU.

La procédure devant le Tribunal et l’ordonnance attaquée

7. Par requête déposée au greffe du Tribunal le 18 juillet 2023, BAWAG a introduit un recours tendant à ce que le Tribunal, sur le fondement de l’article 263, paragraphe 4, TFUE, annule la décision du CRU 2023 en ce qu’elle le concerne. À l’appui de son recours, BAWAG a invoqué huit moyens.

8. Par l’ordonnance attaquée, le Tribunal a fait droit au recours de BAWAG, en considérant, au vu de sa décision dans l’arrêt Dexia/CRU (Contributions ex ante 2022) (3), qu’il était manifestement fondé, et a annulé la décision du CRU 2023, en ce qu’elle violait l’article 70, paragraphe 2, du règlement MRU, au motif que le montant des contributions ex ante pour l’année de contribution 2023 dépassait 12,5 % du niveau cible (4).

9. Le Tribunal a par ailleurs fait droit à la demande du CRU de maintenir les effets de sa décision 2023, en ce qu’elle concerne BAWAG, jusqu’à ce que les mesures nécessaires que comporte l’exécution de l’ordonnance attaquée soient prises par le CRU, et ce dans un délai raisonnable qui ne saurait dépasser six mois à compter du jour où cette ordonnance devenait définitive (5).

La procédure devant la Cour et les conclusions des parties

10. Par son pourvoi formé devant la Cour, BAWAG conclut à ce qu’il plaise à la Cour :

– annuler partiellement l’ordonnance attaquée dans la mesure où, nonobstant l’annulation de la décision du CRU 2023, les effets de cette décision ont été maintenus, à titre temporaire, jusqu’à ce que les mesures nécessaires que comporte l’exécution de cette ordonnance soient prises par le CRU, et ce dans un délai raisonnable qui ne saurait dépasser six mois à compter du jour où ladite ordonnance devenait définitive ;

– statuer sur le fond du litige et ne pas maintenir les effets de la décision du CRU 2023, dans la mesure où elle concerne BAWAG ;

– à titre subsidiaire, maintenir les effets de la décision du CRU 2023 uniquement dans la mesure où BAWAG serait tenu de verser des contributions conformément au plafond de 12,5 % prévu à l’article 70, paragraphe 2, du règlement MRU ;

– condamner le CRU aux dépens.

11. Le CRU, soutenu dans ses conclusions par le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen, conclut à ce qu’il plaise à la Cour :

– rejeter le pourvoi ;

– condamner BAWAG aux dépens.

12. Les parties ont été entendues en leurs plaidoiries lors de l’audience commune aux affaires C‑454/24 P, C‑529/24 P, C‑536/24 P, C‑537/24 P, C‑585/24 P, C‑671/24 P et C‑705/24 P du 17 mars 2026.

Sur le pourvoi

Arguments des parties

13. À l’appui de son pourvoi, BAWAG invoque un moyen unique, tiré de ce que, en maintenant, à titre temporaire, les effets de la décision du CRU 2023, le Tribunal aurait violé l’article 264, second alinéa, TFUE.

14. À cet égard, BAWAG fait valoir que, conformément à la jurisprudence de la Cour (6), les effets d’un acte ne peuvent être maintenus au titre de l’article 264, second alinéa, TFUE que lorsque les effets immédiats de son annulation entraîneraient des conséquences négatives graves et que la légalité de l’acte attaqué est contestée non pas en raison de sa finalité ou de son contenu, mais pour des motifs d’incompétence de son auteur ou de violation des formes substantielles.

15. Or, tout d’abord, la violation alléguée du plafond de 12,5 % prévu à l’article 70, paragraphe 2, du règlement MRU serait un moyen de fond dirigé contre le contenu de la décision du CRU 2023, de sorte que le maintien de cette décision ne serait pas justifié au regard de la jurisprudence de la Cour.

16. Ensuite, contrairement à ce que le Tribunal aurait considéré aux points 42 et 43 de l’ordonnance attaquée, le remboursement dû aux établissements de crédit, en cas d’annulation de la décision du CRU 2023 avec effet immédiat, n’aurait pas pour effet de priver le FRU des moyens financiers nécessaires à la réalisation de ses objectifs, et ne porterait pas atteinte aux objectifs de stabilité financière et de création d’une Union économique et monétaire. Les remboursements seraient par ailleurs limités à ceux des établissements qui ont introduit un recours contre la décision du CRU 2023.

17. Toute décision autre que l’annulation de la décision du CRU 2023 avec effet immédiat serait contraire à l’esprit de l’article 70, paragraphe 2, du règlement MRU, qui vise à protéger les établissements d’une charge financière excessive chaque année de la période initiale, et priverait ceux-ci d’une protection juridictionnelle effective.

18. Enfin, la perception des contributions pour un montant dépassant le plafond de 12,5 % du niveau cible final estimé en 2023 étant dépourvue de base juridique, il serait erroné de considérer, comme l’a fait le Tribunal au point 42 de l’ordonnance attaquée, que la décision du CRU 2023 n’est pas entachée d’erreur quant à l’obligation même de verser les contributions en cause. Pour la même raison, le Tribunal aurait étendu la portée du maintien des effets de la décision du CRU 2023 au-delà de ce que permettrait le principe de proportionnalité. Tout au plus, seule la partie des contributions n’excédant pas ce plafond aurait dû être visée par le maintien des effets dans le temps de la décision du CRU 2023.

19. Après avoir relevé que si, à la suite de son pourvoi dans l’affaire C‑705/24 P, CRU/BAWAG P.S.K., l’arrêt du Tribunal est annulé, le pourvoi de BAWAG perd son objet, le CRU, soutenu par le Parlement et le Conseil, fait valoir que le maintien dans le temps des effets de la décision du CRU 2023 est justifié et conforme à l’article 264, second alinéa, TFUE. À cet égard, tout d’abord, il relève que la jurisprudence de la Cour ne limite pas les cas dans lesquels les effets d’un acte annulé peuvent être maintenus à ceux dans lesquels l’annulation est fondée sur l’incompétence ou la violation des formes substantielles, mais le permet également en cas de conséquences négatives graves pour les personnes concernées, ce qui inclut les annulations fondées sur des illégalités matérielles.

20. Il serait par ailleurs erroné de considérer que les remboursements que causerait une annulation de la décision du CRU 2023 avec effet immédiat n’auraient pas d’incidence sur la stabilité financière de l’Union bancaire, dont l’importance aurait par ailleurs déjà été reconnue par la Cour (7). Enfin, le maintien des effets de cette décision dans le temps ne remettrait pas en cause l’obligation des établissements de crédit de verser les contributions pour l’année de contribution 2023 ni l’obligation du CRU d’atteindre le niveau cible à l’issue de la période initiale, et serait nécessaire pour permettre au CRU d’adopter une position commune aux cycles de contribution 2022 et 2023.

21. Le Parlement fait en outre valoir que BAWAG, ayant obtenu gain de cause dans ses principaux griefs en première instance, ne serait pas fondé à former un pourvoi contre l’ordonnance attaquée, de sorte que celui-ci serait irrecevable.

Appréciation

22. À titre liminaire, je relève que, BAWAG ayant partiellement succombé en ses conclusions devant le Tribunal, il est admis à introduire un pourvoi visant à l’annulation partielle de l’ordonnance attaquée, en ce qu’elle maintient temporairement les effets de la décision du CRU 2023, de sorte que les arguments du Parlement tirés de l’irrecevabilité du pourvoi doivent être rejetés.

23. Je rappelle que, aux termes de l’article 264, second alinéa, TFUE, la Cour peut, si elle l’estime nécessaire, indiquer ceux des effets d’un acte annulé qui doivent être considérés comme définitifs. Pour exercer le pouvoir que lui confère cet article, le juge de l’Union prend en compte le respect du principe de sécurité juridique et d’autres intérêts publics ou privés (8).

24. Il est vrai que la Cour considère dans une jurisprudence constante que, eu égard à des motifs ayant trait à la sécurité juridique, les effets d’un acte de l’Union qui a été annulé peuvent être maintenus, notamment lorsque les effets immédiats de son annulation entraîneraient des conséquences négatives graves et que la légalité de cet acte est contestée non pas en raison de sa finalité ou de son contenu, mais pour des motifs d’incompétence de son auteur ou de violation des formes substantielles, qui incluent, en particulier, l’erreur commise quant à la base juridique de l’acte contesté (9). Toutefois, je relève, ainsi que l’a très justement indiqué l’avocat général Tanchev dans ses conclusions dans l’affaire Commission/Suède (10), qu’une lecture attentive de la jurisprudence de la Cour montre que, bien que cet élément puisse avoir été considéré, notamment dans les arrêts Parlement et Commission/Conseilet Allemagne/Parlement et Conseil, comme un obstacle empêchant la Cour d’ordonner le maintien des effets d’un acte de l’Union (11), dans d’autres cas, tels que les arrêts Espagne/Conseil ainsi que Kadi et Al Barakaat International Foundation/Conseil et Commission, la Cour a maintenu les effets d’un acte de l’Union qui avait été annulé pour des motifs liés à sa légalité matérielle (12). Contrairement à ce que soutient BAWAG, cet élément ne constitue donc pas une condition devant être remplie dans chaque cas, mais dépend plutôt de chaque situation particulière (13).

25. En l’occurrence, je considère que prononcer l’annulation de la décision du CRU 2023 sans prévoir le maintien de ses effets jusqu’à ce qu’elle soit remplacée par un nouvel acte serait de nature à porter atteinte à la mise en œuvre du règlement MRU, qui constitue une partie essentielle de l’Union bancaire, laquelle contribue à la stabilité de la zone euro (14).

26. En effet, d’une part, ne sont pas remises en cause l’obligation même du CRU, figurant à l’article 69, paragraphe 1, de ce règlement, de s’assurer que les moyens financiers disponibles du FRU atteignent au moins 1 % du montant des dépôts couverts de l’ensemble des établissements de crédit agréés dans tous les États membres participants, ni l’obligation subséquente des établissements de crédit concernés, dont le requérant, de procéder aux versements des contributions ex ante conformément à l’article 70 dudit règlement.

27. D’autre part, je partage les inquiétudes du Tribunal lorsqu’il relève, aux points 42 et 43 de l’ordonnance attaquée, que le remboursement immédiat des contributions concernées risque de priver le FRU de moyens financiers qui peuvent se révéler nécessaires à la réalisation de ses objectifs de stabilité financière et de création d’une Union économique et monétaire. En effet, l’absence de maintien des effets de la décision du CRU 2023 est susceptible de porter atteinte à l’intégrité du mécanisme de résolution unique, d’en perturber le fonctionnement en cas d’intervention financière du FRU et de mettre en danger l’intérêt public général de voir le FRU doté de capacités financières suffisantes. À mon avis, cela constitue une raison suffisante pour maintenir l’effet de cette décision jusqu’à son remplacement par un nouvel acte.

28. En outre, et pour autant que la Cour décide de rejeter les pourvois dans les affaires C‑454/24 P, C‑529/24 P, C‑536/24 P, C‑537/24 P, C‑585/24 P et C‑705/24 P, comme je le propose, la décision du CRU 2023 sera entachée, outre d’une illégalité matérielle affectant le montant des contributions demandées, des motifs d’annulation tenant à l’illégalité de l’article 70, paragraphe 7, du règlement MRU et du règlement d’exécution (UE) 2015/81 (15). Dans chacune de ces affaires, le CRU ne pourra donc procéder à l’adoption de nouvelles décisions qu’après que de nouvelles réglementations ont été adoptées. La méthode de calcul ajustée des contributions ex ante étant concernée par cette illégalité, il reviendra au CRU d’appliquer, le cas échéant, une nouvelle méthode de calcul, de sorte que le montant exact des contributions qui pourra in fine être demandé aux établissements concernés, dont le requérant, pour les années de contribution 2022 et 2023, ne peut être déterminé dans l’immédiat.

29. À cet égard, dans les affaires C‑529/24 P, C‑536/24 P, C‑537/24 P, C‑585/24 P et C‑705/24 P, le CRU et le Conseil, soutenus par le Parlement et la Commission européenne, ont fait valoir qu’un délai de 30 mois était nécessaire, afin de mener à bien trois procédures, à savoir premièrement, une procédure législative portant sur la motivation de l’article 70, paragraphe 7, du règlement MRU, deuxièmement, une procédure d’adoption d’un nouveau règlement d’exécution et, troisièmement, une procédure pour l’adoption par le CRU de nouvelles décisions déterminant les contributions dues.

30. Dans ces circonstances, je propose d’écarter le moyen unique soulevé par BAWAG et, afin d’éviter toute discontinuité dans le régime des contributions pour les périodes de contribution 2022 et 2023, je suggère à la Cour de maintenir les effets de la décision du CRU 2023, en ce qu’elle concerne BAWAG, dans un délai raisonnable qui ne saurait dépasser 30 mois à compter de la date du prononcé des arrêts à intervenir dans les affaires C‑454/24 P, C‑529/24 P, C‑536/24 P, C‑537/24 P, C‑585/24 P, C‑671/24 P et C‑705/24 P, jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle décision du CRU fixant la contribution ex ante au FRU de cet établissement.

Sur les dépens

31. Il résulte des considérations qui précèdent que le pourvoi doit être rejeté. Par conséquent, la Cour statue sur les dépens conformément à l’article 184, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour.

32. En vertu de l’article 138, paragraphe 1, de ce règlement, applicable à la procédure de pourvoi en vertu de l’article 184, paragraphe 1, de celui-ci, toute partie qui succombe est condamnée aux dépens s’il est conclu en ce sens. BAWAG ayant succombé, il y a lieu de le condamner à supporter ses propres dépens ainsi que ceux du CRU, conformément aux conclusions de ce dernier.

33. Conformément à l’article 140, paragraphes 1 et 3, dudit règlement, applicable à la procédure de pourvoi en vertu de l’article 184, paragraphe 1, de celui-ci, les institutions qui sont intervenues au litige supportent leurs propres dépens. Par conséquent, le Parlement et le Conseil supporteront leurs propres dépens.

Conclusion

34. Au vu des considérations qui précèdent, je propose à la Cour de statuer comme suit :

1) Le pourvoi est rejeté.

2) Les effets de la décision SRB/ES/2023/23 du Conseil de résolution unique sont maintenus, en ce que cette décision concerne BAWAG P.S.K. Bank für Arbeit und Wirtschaft und Österreichische Postsparkasse AG, jusqu’à l’entrée en vigueur d’un nouvel acte appelé à la remplacer et au plus tard dans un délai de 30 mois à compter du prononcé des arrêts à intervenir dans les affaires C‑454/24 P, C‑529/24 P, C‑536/24 P, C‑537/24 P, C‑585/24 P, C‑671/24 P et C‑705/24 P.

3) BAWAG P.S.K. Bank für Arbeit und Wirtschaft und Österreichische Postsparkasse est condamné à supporter, outre ses propres dépens, ceux exposés par le Conseil de résolution unique.

4) Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne supporteront leurs propres dépens.


1 Langue originale : le français.


2 Règlement du Parlement européen et du Conseil du 15 juillet 2014 établissant des règles et une procédure uniformes pour la résolution des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement dans le cadre d’un mécanisme de résolution unique et d’un Fonds de résolution bancaire unique, et modifiant le règlement (UE) no 1093/2010 (JO 2014, L 225, p. 1, ci-après le « règlement MRU »). « MRU » est l’abréviation pour « mécanisme de résolution unique ».


3 Arrêt du 10 avril 2024 (T‑411/22, EU:T:2024:216).


4 Ordonnance attaquée (points 26 à 37).


5 Ordonnance attaquée (points 38 à 45).


6 Il renvoie à cet égard aux arrêts du 26 novembre 2014, Parlement et Commission/Conseil (C‑103/12 et C‑165/12, EU:C:2014:2400, point 92) ; du 1er décembre 2015, Parlement et Commission/Conseil (C‑124/13 et C‑125/13, ci-après l’« arrêt Parlement et Commission/Conseil », EU:C:2015:790, point 89) ; du 7 septembre 2016, Allemagne/Parlement et Conseil (C‑113/14, EU:C:2016:635, point 84), ainsi que du 15 juillet 2021, Commission/Landesbank Baden-Württemberg et CRU (C‑584/20 P et C‑621/20 P, ci-après l’« arrêt Commission/Landesbank Baden-Württemberg et CRU », EU:C:2021:601, point 175).


7 Le CRU renvoie notamment à l’arrêt Commission/Landesbank Baden-Württemberg et CRU (point 177).


8 Voir, entre autres, arrêts du 22 décembre 2008, Régie Networks (C‑333/07, EU:C:2008:764, point 122) ; du 25 février 2021, Commission/Suède (C‑389/19 P, EU:C:2021:131, point 72 ainsi que jurisprudence citée), et du 20 avril 2023, Parlement/Commission (Autorisation d’une substance extrêmement préoccupante) (C‑144/21, EU:C:2023:302, point 136 et jurisprudence citée).


9 Voir, en ce sens, arrêts du 26 novembre 2014, Parlement et Commission/Conseil (C‑103/12 et C‑165/12, EU:C:2014:2400, point 90 et jurisprudence citée) ; Parlement et Commission/Conseil (point 86), et Commission/Landesbank Baden-Württemberg et CRU (point 175 et jurisprudence citée).


10 C‑389/19 P, EU:C:2020:874, point 129.


11 Voir arrêts Parlement et Commission/Conseil (point 89), et du 7 septembre 2016, Allemagne/Parlement et Conseil (C‑113/14, EU:C:2016:635, point 84).


12 Voir arrêts du 7 septembre 2006, Espagne/Conseil (C‑310/04, EU:C:2006:521, points 138 à 141, lus conjointement avec les points 135 à 137), et du 3 septembre 2008, Kadi et Al Barakaat International Foundation/Conseil et Commission (C‑402/05 P et C‑415/05 P, EU:C:2008:461, points 373 à 376, lus conjointement avec les points 333 à 372).


13 Dans l’arrêt du 25 février 2021, Commission/Suède (C‑389/19 P, EU:C:2021:131), la Cour a ainsi prononcé le maintien des effets de la décision en cause, annulée pour cause de motifs liés à la légalité matérielle de cette décision, compte tenu du risque de survenance d’un préjudice grave et irréparable pour la santé humaine et l’environnement.


14 Voir, en ce sens et par analogie, arrêt Commission/Landesbank Baden-Württemberg et CRU (point 177).


15 Règlement du Conseil du 19 décembre 2014 définissant des conditions uniformes d’application du règlement (UE) no 806/2014 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les contributions ex ante au Fonds de résolution unique (JO 2015, L 15, p. 1).