Jurisprudence CJUE62024CN0571

Affaire C-571/24, Kreis Bergstraße: Demande de décision préjudicielle présentée par l’Oberverwaltungsgericht Berlin-Brandenburg (tribunal administratif supérieur de Berlin-Brandebourg, Allemagne) le 27 août 2024 – YO et CT/République fédérale d’Allemagne

CELEX62024CN0571
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 27 août 2024

Résumé IA

Il s'agit d'une demande de décision préjudicielle concernant l'interprétation du droit de l'Union en matière d'asile, soumise par une juridiction administrative allemande. La Cour de justice de l'Union européenne devra se prononcer sur des questions relatives aux procédures d'asile et aux droits des demandeurs de protection internationale. Cette décision aura une portée directe sur l'application du droit d'asile en Allemagne et pourra influencer l'interprétation des directives européennes sur l'asile dans tous les États membres.

Texte intégral

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Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/6244

28.10.2024

Demande de décision préjudicielle présentée par l’Oberverwaltungsgericht Berlin-Brandenburg (tribunal administratif supérieur de Berlin-Brandebourg, Allemagne) le 27 août 2024 – YO et CT/République fédérale d’Allemagne

(Affaire C-571/24, Kreis Bergstraße)

(C/2024/6244)

Langue de procédure : l’allemand

Juridiction de renvoi

Oberverwaltungsgericht Berlin-Brandenburg (tribunal administratif supérieur de Berlin-Brandebourg)

Parties à la procédure au principal

Parties requérantes et appelantes : YO et CT

Partie défenderesse et intimée : République fédérale d’Allemagne

Partie appelée en la cause : Kreis Bergstraße

Questions préjudicielles

1)

Le délai de trois mois à compter de l’octroi du statut de réfugié qui doit, selon l’arrêt de la Cour de justice du 12 avril 2018, A et S (affaire C-550/16, point 61) (1), être observé pour la présentation d’une demande de regroupement familial fondée sur l’article 10, paragraphe 3, sous a), de la directive 2003/86/CE (2) est-il applicable, et sans aménagements, dans le cas où le regroupant avait moins de 18 ans au moment de son entrée sur le territoire d’un État membre et de l’introduction de sa demande d’asile dans ledit État mais a atteint l’âge de la majorité au cours de la procédure d’asile, sachant que le délai avait déjà expiré à la date du prononcé de l’arrêt du 12 avril 2018 et qu’une demande de regroupement familial était toutefois, pour un réfugié déjà majeur, sans perspective de succès au regard de la pratique décisionnelle d’alors des autorités et de la jurisprudence des juridictions supérieures de l’État membre concerné ?

2)

Dans l’hypothèse où il y aurait lieu de répondre à la première question par la négative, le délai ne commence-t-il à courir, en pareils cas, qu’à une date ultérieure, ou alors faut-il appliquer un délai augmenté ?


(1) EU:C:2018:248.

(2) Directive 2003/86/CE du Conseil, du 22 septembre 2003, relative au droit au regroupement familial (JO 2003, L 251, p. 12).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6244/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)