Jurisprudence CJUE62024CN0788

Affaire C-788/24, Anne Frank Fonds: Demande de décision préjudicielle présentée par le Hoge Raad der Nederlanden (Pas-Bas) le 14 novembre 2024 – Anne Frank Fonds/Anne Frank Stichting, Koninklijke Nederlandse Akademie van Wetenschappen, Vereniging voor Onderzoek en Ontsluiting van Historische Teksten

CELEX62024CN0788
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 14 novembre 2024

Résumé IA

Cette demande préjudicielle du Hoge Raad néerlandais porte sur l'interprétation du droit d'auteur européen concernant les œuvres orphelines et les œuvres du domaine public. Elle vise à clarifier les conditions dans lesquelles une institution comme la Fondation Anne Frank peut exploiter légalement de tels documents historiques, notamment face à des revendications concurrentes. La décision de la Cour guidera l'application de la directive 2012/28/UE sur les œuvres orphelines et les principes de libre circulation des biens culturels dans l'UE.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/1214

3.3.2025

Demande de décision préjudicielle présentée par le Hoge Raad der Nederlanden (Pas-Bas) le 14 novembre 2024 – Anne Frank Fonds/Anne Frank Stichting, Koninklijke Nederlandse Akademie van Wetenschappen, Vereniging voor Onderzoek en Ontsluiting van Historische Teksten

(Affaire C-788/24, Anne Frank Fonds)

(C/2025/1214)

Langue de procédure: le néerlandais

Juridiction de renvoi

Hoge Raad der Nederlanden

Parties à la procédure au principal

Partie requérante: Anne Frank Fonds

Parties défenderesses: Anne Frank Stichting, Koninklijke Nederlandse Akademie van Wetenschappen, Vereniging voor Onderzoek en Ontsluiting van Historische Teksten

Questions préjudicielles

1.

L’article 3, paragraphe 1, de la directive sur le droit d’auteur (1) doit-il être interprété en ce sens que la publication d’une œuvre sur l’internet ne peut être qualifiée de communication au public dans un pays donné que si cette publication est adressée au public dans ce pays? Dans l’affirmative, quels sont les éléments à prendre en considération dans cette appréciation?

2.

Peut-on parler de communication au public dans un pays donné si, en utilisant un blocage géographique (à la pointe de la technique), on est parvenu dans ce pays à ce que le public ne puisse atteindre le site web sur lequel l’œuvre est publiée qu’en contournant la mesure de blocage à l’aide d’un service de réseau privé virtuel (VPN) ou d’un service similaire? Importe-t-il à cet égard de savoir dans quelle mesure le public du pays bloqué souhaite et peut avoir accès au site web concerné au moyen d’un tel service? La réponse à cette question est-elle différente si, en plus de la mesure de blocage géographique, d’autres mesures sont prises pour entraver ou décourager l’accès du public au site web dans le pays bloqué?

3.

Si la possibilité de contourner la mesure de blocage emporte, dans le pays bloqué, communication au public au sens de l’article 3, paragraphe 1, de la directive sur le droit d’auteur, de l’œuvre publiée sur l’internet, cette communication est-elle le fait de celui qui a publié l’œuvre sur l’internet même si l’on ne peut pas en prendre connaissance sans l’intervention du fournisseur du service de réseau privé virtuel (VPN) en question ou d’un service similaire?


(1) Directive 2001/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 mai 2001 sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information (JO L 167, p. 10).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/1214/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)