Jurisprudence CJUE62024TN0313

Affaire T-313/24: Recours introduit le 27 septembre 2024 – XH/Commission

CELEX62024TN0313
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 27 septembre 2024

Résumé IA

Ce recours introduit devant le Tribunal de l'Union européenne concerne un litige entre un particulier et la Commission européenne. Il s'agit d'une procédure contentieuse de première instance, dont l'objet précis sera détaillé dans les conclusions des parties et qui pourra porter sur des questions de légalité d'actes de l'UE ou de responsabilité non contractuelle.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/395

27.1.2025

Recours introduit le 27 septembre 2024 – XH/Commission

(Affaire T-313/24)

(C/2025/395)

Langue de procédure : l’anglais

Parties

Partie requérante : XH (représentante : K. Gorny, avocate)

Partie défenderesse : Commission européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :

annuler la décision No R/91/24, du 27 mai 2024, de ne pas inclure le nom de la requérante sur la liste de personnes promues en 2023 telle que définie dans la note du 10 novembre 2023 (IA No 38-2023) ;

ordonner la réparation du préjudice moral et matériel subi ;

condamner la partie défenderesse aux frais et dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque deux moyens.

1.

Premier moyen tiré d’une erreur de droit et de l’irrégularité de la procédure de promotion.

Il est soutenu que l’autorité investie du pouvoir de nomination a violé la décision C(2023) 8968 portant dispositions générales d’exécution de l’article 45 du statut, ainsi que l’article 45, paragraphe 1 du statut, lu en combinaison avec l’article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. L’exercice de promotion de 2023 n’a pas comporté la conduite d’un examen comparatif des mérites adéquat et approfondi, car il a été entaché par l’inclusion persistante d’irrégularités non corrigées provenant de la procédure de promotion de 2017. En dépit de l’arrêt du Tribunal rendu dans l’affaire T-511/18 (1) par lequel a été ordonnée la rectification du dossier de carrière de la requérante, l’autorité investie du pouvoir de nomination n’a pas exécuté cet arrêt, ce qui a conduit à d’autres vices de procédure lors de la procédure de promotion de 2023, refusant ainsi à la requérante un examen équitable en vue de sa promotion. L’autorité investie du pouvoir de nomination a commis une erreur manifeste dans l’application des critères prévus à cet effet à l’article 45 du statut, en ne tenant pas compte des mérites de la requérante et en omettant d’assurer une comparaison adéquate. Il en est résulté, selon la requérante, une application rigide et erronée de la règle de l’ancienneté de deux ans, sans prendre dûment en considération d’autres facteurs pertinents, comme souligné par la Charte des droits fondamentaux (article 7) et par les dispositions générales d’exécution de l’article 45 du statut. L’absence de rectification des erreurs identifiées lors de la procédure de promotion de 2017 a aggravé la situation de la requérante en 2023, menant à une appréciation manifestement erronée de ses mérites et de sa carrière.

2.

Deuxième moyen consistant en une demande de réparation du préjudice matériel et moral dû aux irrégularités et au retard de rectification.

La requérante se réfère ici à sa demande de réparation des pertes matérielles et immatérielles prétendument subies à cause de l’absence de correction des irrégularités par l’autorité investie du pouvoir de nomination dans son dossier de promotion, comme le prévoyait ledit arrêt dans l’affaire T-511/18 et, par conséquent, la mise en œuvre erronée de la procédure de promotion de 2023. L’existence d’éléments irréguliers dans le dossier de promotion de la requérante, combinée avec une erreur manifeste d’appréciation, a conduit, à son avis, à l’absence de comparaison équitable de ses mérites et à l’omission de la répétition de toute la procédure de promotion 2017 dans une procédure régulière. Cela, est-il dit, a eu un impact négatif sur l’exercice de promotion 2023, causant à la fois un préjudice matériel et une atteinte à la réputation de la requérante. Elle en demande réparation au titre des articles 268 et 340 TFUE pour ces pertes.


(1) Arrêt du 25 juin 2020, T-511/18, XH/Commission (EU:T:2020:291).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/395/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)