Jurisprudence CJUE62024TN0412

Affaire T-412/24: Recours introduit le 6 août 2024 – Makhlouf/Conseil

CELEX62024TN0412
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 6 août 2024

Résumé IA

Ce recours concerne un contentieux relatif aux mesures restrictives de l'UE (gel des avoirs) prises à l'encontre de M. Makhlouf. Il s'agit d'une action en annulation devant le Tribunal de l'Union européenne visant à contester son maintien sur la liste des sanctions du Conseil.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/5832

7.10.2024

Recours introduit le 6 août 2024 – Makhlouf/Conseil

(Affaire T-412/24)

(C/2024/5832)

Langue de procédure : le français

Parties

Partie requérante : Hafez Makhlouf (Dubaï, Émirats arabes unis) (représentants : T. Bontinck et G. Karouni, avocats)

Partie défenderesse : Conseil de l’Union européenne

Conclusions

Le requérant conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :

annuler la décision (PESC) 2024/1510 (1) du Conseil, du 27 mai 2024, modifiant la décision 2013/255/PESC concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Syrie dans la mesure où elle maintient le nom du requérant sur la liste qui figure à l’annexe I de la décision 2013/255/PESC du 31 mai 2013 ;

annuler le règlement d’exécution (UE) 2024/1517 (2) du Conseil, du 27 mai 2024, mettant en œuvre le règlement (UE) n° 36/2012 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Syrie dans la mesure où il maintient le nom du requérant sur la liste qui figure à l’annexe II du règlement (UE) n° 36/2012 du 18 janvier 2012 ;

prononcer la responsabilité extracontractuelle du Conseil et le condamner à titre provisionnel à un montant de 100 000 euros ;

condamner le Conseil aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, le requérant invoque trois moyens.

1.

Premier moyen, tiré des erreurs d’appréciation commises par le Conseil. Le requérant fait valoir que le Conseil a commis des erreurs d’appréciation en le maintenant sur la liste des personnes sujettes aux mesures restrictives sur la base, respectivement, de l’article 28, paragraphe 2, sous b), de la décision 2013/255/PESC et de l’article 15, paragraphe 1 bis, sous b), du règlement (UE) 36/2012 (ci-après, le «critère b», ainsi que sur la base de l’article 28, paragraphe 2, sous d), de la décision 2013/255/PESC et de l’article 15, paragraphe 1 bis, sous d), du règlement (UE) 36/2012. S’agissant plus particulièrement du critère b, le requérant fait valoir, à l’appui de son moyen tiré de l’erreur d’appréciation, une interprétation conforme de ce critère. À défaut de retenir cette interprétation conforme, il soulève, à titre subsidiaire, une exception d’illégalité à l’encontre de cette disposition.

2.

Deuxième moyen, tiré de la violation par le Conseil de son obligation de réexamen périodique. Le requérant fait valoir que le Conseil a méconnu son obligation de réexamen périodique en négligeant les changements dans sa situation individuelle ainsi que dans la situation générale en Syrie.

3.

Troisième moyen, tiré d’une violation du principe de proportionnalité et des droits fondamentaux. Le requérant fait valoir que les actes dont l’annulation est recherchée son inappropriés et excessifs et il invoque une atteinte disproportionnée à ses droits fondamentaux.


(1) JO L, 2024/1510.

(2) JO L, 2024/1517.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5832/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)