Jurisprudence CJUE62024TN0579

Affaire T-579/24: Recours introduit le 13 novembre 2024 – Kantor/Conseil

CELEX62024TN0579
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 13 novembre 2024

Résumé IA

Recours en annulation contre un acte du Conseil de l'Union européenne, introduit devant le Tribunal de l'Union européenne. L'affaire relève du contentieux de l'Union et sera examinée selon les règles de procédure applicables devant le Tribunal.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/398

27.1.2025

Recours introduit le 13 novembre 2024 – Kantor/Conseil

(Affaire T-579/24)

(C/2025/398)

Langue de procédure : le français

Parties

Partie requérante : Viatcheslav Moshe Kantor (Herzliya, Israël) (représentants : T. Bontinck, M. Brésart et F. Patuelli, avocats)

Partie défenderesse : Conseil de l’Union européenne

Conclusions

Le requérant conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :

annuler la décision (PESC) 2024/2456 du Conseil du 12 septembre 2024 modifiant la décision 2014/145/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine dans la mesure où elle prolonge l’inscription du Requérant au n° 896 de l’annexe à la décision 2014/145/PESC telle que modifiée par la décision (PESC) 2022/582 du 8 avril 2022 par identité de motifs avec cette dernière ;

annuler le règlement d’exécution (UE) 2024/2455 du Conseil du 12 septembre 2024 mettant en œuvre le règlement (UE) n° 269/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine dans la mesure où il prolonge l’inscription du Requérant au n° 896 de l’annexe I au règlement (UE) 2014/269 tel que modifié par le règlement d’exécution (UE) 2022/581 du 8 avril 2022 par identité de motifs avec ce dernier ;

à titre subsidiaire, prononcer l’illégalité du critère visé à l’article paragraphe 1, sous g et à l’article 2, paragraphe 1, sous g, de la décision 2014/145/PESC modifiée du Conseil du 17 mars 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine et à l’article 3, paragraphe 1, sous g, du règlement (UE) N°269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 modifié concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine, relatif aux hommes d’affaires influents ou aux hommes d’affaires qui ont une activité dans un secteur économique qui fournit une source substantielle de revenus au gouvernement de la Fédération de Russie ;

condamner le Conseil au dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, le requérant invoque trois moyens.

1.

Premier moyen, tiré d’une erreur d’appréciation.

Le requérant considère que le Conseil a commis des erreurs d’appréciation en lui appliquant le critère g) ainsi que le critère visé à l’article 1, paragraphe 1, sous d), de la décision 2014/145 et à l’article 3, paragraphe 1, sous d, du règlement 269/2014, relatif aux personnes qui apportent leur soutien aux décideurs russes ou qui en tirent avantage. Le requérant soutien en outre que le Conseil ne s’est pas fondé sur des indices actuels, précis et concordants, au regard des éléments de preuve apportés par le requérant.

2.

Deuxième moyen, tiré de la violation du principe de proportionnalité et des droits fondamentaux.

Le requérant soutient que les actes attaqués constituent une violation disproportionnée à son droit de propriété ainsi qu’à sa liberté de réunion et d’association. Le requérant considère que les actes attaqués ne sont ni nécessaires ni adéquats pour atteindre l’objectif poursuivi par les mesures restrictives et ne sont pas cohérents avec ledit objectif. Le requérant soutient en outre que les actes attaqués n’ont pas la nature temporaire essentielle à leur proportionnalité. Enfin, le requérant considère que les actes attaqués ont des externalités négatives excessive sur des tiers.

3.

À titre subsidiaire, le requérant invoqué un moyen tiré d’une exception d’illégalité invoquée à l’encontre du critère g).

Le requérant soutient que le critère g) est illégal en sa première branche dès lors qu’il institue une présomption irréfragable, qu’il n’est pas fondé et qu’il ne repose pas sur des règles d’expérience commune. Ce critère est en outre illégal en sa deuxième branche car il est contraire aux principes de sécurité juridique, de légalité et de proportionnalité ainsi qu’aux objectifs des mesures restrictives.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/398/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)