Jurisprudence CJUE62024TN0653

Affaire T-653/24, Accorinvest: Demande de décision préjudicielle présentée par le Conseil d’État (France) le 6 décembre 2024 – Accorinvest et Société Générale SA/Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique

CELEX62024TN0653
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 6 décembre 2024

Résumé IA

Cette demande préjudicielle du Conseil d'État français vise à interpréter le droit de l'Union en matière d'aides d'État, notamment les règles sur la sélectivité et l'avantage économique. Elle concerne l'application de ces principes à un régime fiscal national, ce qui permettra de déterminer si ce régime constitue une aide illégale devant être récupérée.

Texte intégral

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Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/1232

3.3.2025

Demande de décision préjudicielle présentée par le Conseil d’État (France) le 6 décembre 2024 – Accorinvest et Société Générale SA/Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique

(Affaire T-653/24, Accorinvest)

(C/2025/1232)

Langue de procédure: le français

Juridiction de renvoi

Conseil d’État

Parties à la procédure au principal

Parties requérantes: Accorinvest et Société Générale SA

Partie défenderesse: Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique

Questions préjudicielles

1.

Les dispositions de l’article 1er, paragraphe 2, de la directive 2008/118/CE doivent-elles être interprétées en ce sens que l’existence d’un mécanisme légal de répercussion de l’impôt sur le consommateur final d’un produit soumis à accise implique à elle seule l’existence d’un lien direct et indissociable entre cet impôt et la consommation de ce produit, de sorte qu’il doive être considéré comme une taxe indirecte supplémentaire au sens de l’article 1er, paragraphe 2, de la directive 2008/118/CE, même dans le cas où cet impôt est calculé indépendamment de la quantité de produit effectivement consommée?

2.

Les dispositions de l’article 1er, paragraphe 2, de la directive 2008/118/CE doivent-elles être interprétées en ce sens qu’une imposition, telle que la contribution tarifaire d’acheminement, qui est assise sur la part fixe des tarifs d’utilisation des réseaux publics d’électricité, à l’exclusion de la part variable de ces tarifs, seule à dépendre de la consommation d’électricité, mais qui est due à raison des contrats d’accès au réseau conclus par les consommateurs ou leurs fournisseurs, présente un lien direct et indissociable avec la consommation d’électricité, de sorte qu’elle doive être regardée comme une taxe indirecte supplémentaire au sens de ces dispositions?


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/1232/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)