Jurisprudence CJUE62025CN0673

Affaire C-673/25, TPS CBD: Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunal correctionnel de Paris (France) le 16 octobre 2025 – Procureur de la République / SARL TPS CBD, PT, SP

CELEX62025CN0673
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 16 octobre 2025

Résumé IA

La Cour de justice de l'Union européenne est saisie d'une question préjudicielle par le Tribunal correctionnel de Paris concernant l'interprétation du droit de l'UE relatif à la libre circulation des marchandises et à la réglementation des stupéfiants. L'affaire porte sur la qualification juridique du CBD (cannabidiol) et les restrictions nationales à sa commercialisation, notamment au regard de la directive 2001/83/CE et du règlement (CE) n° 178/2002. Cette décision clarifiera les marges de manœuvre des États membres pour interdire ou limiter la vente de produits à base de CBD, impactant directement la régulation française du cannabis léger.

Texte intégral

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Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/288

26.1.2026

Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunal correctionnel de Paris (France) le 16 octobre 2025 – Procureur de la République / SARL TPS CBD, PT, SP

(Affaire C-673/25, TPS CBD)

(C/2026/288)

Langue de procédure: le français

Juridiction de renvoi

Tribunal correctionnel de Paris

Parties à la procédure au principal

Partie demanderesse et poursuivante: Procureur de la République

Prévénus: SARL TPS CBD, PT, SP

Questions préjudicielles

1)

Le «catalogue Novel Food», document non contraignant, produit par la Commission européenne dans une finalité informative, peut-il constituer un fondement juridique suffisant pour que son non-respect soit considéré comme un comportement illicite, passible d’une sanction pénale?

2)

Dans l’hypothèse où il serait répondu à la première question par la négative, le juge pénal national doit-il alors rechercher si un produit, qui n’est pas inscrit sur la liste des «nouveaux aliments» autorisés, doit ou non être considéré comme un «nouvel aliment», lorsque la solution au litige pénal dépend de cette qualification?

3)

Dans l’hypothèse inverse, où il serait répondu à la première question par l’affirmative, le juge pénal national est-il tenu par l’appréciation de la Commission européenne, tendant à qualifier un produit de «nouvel aliment», ou cette qualification peut-elle être contestée devant lui, notamment en vue d’assurer l’équité du procès pénal, que garantit l’article 47, paragraphe 2, de la Charte?

4)

Dans l’hypothèse où le juge national serait, dans les conditions évoquées aux questions 2) et 3), conduit à examiner la qualification de «nouvel aliment» pour un produit non inscrit sur la liste des «nouveaux aliments» serait-il fondé à statuer à la lumière des éléments produits devant lui ou devrait-il nécessairement, interroger la Cour sur cette qualification?

5)

Dans l’hypothèse où il serait répondu par l’affirmative à la première question posée, une condamnation pénale fondée sur le contenu du «catalogue Novel Food», qui concernerait le commerce de marchandises acquises au sein du marché intérieur et qui ne relèvent pas de la qualification de stupéfiants, satisferait- elle aux principes de légalité et de prévisibilité des délits et des peines, qui découlent de l’article 49, paragraphe 1, de la Charte, lu en combinaison avec l’article 52, paragraphe 3, de celle-ci?


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/288/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)