Jurisprudence CJUE62025CN0675

Affaire C-675/25, Abrazov: Demande de décision préjudicielle présentée par le rechtbank Den Haag, zittingsplaats Roermond (Pays-Bas), le 22 octobre 2025 – DP/Minister van Asiel en Migratie

CELEX62025CN0675
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 22 octobre 2025

Résumé IA

La Cour de justice de l'Union européenne est saisie d'une question préjudicielle relative à l'interprétation du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), dans le cadre d'une procédure de transfert d'un demandeur d'asile vers l'État membre responsable de l'examen de sa demande. L'affaire porte sur la détermination de l'État responsable lorsqu'un ressortissant de pays tiers, ayant déjà bénéficié d'une protection internationale dans un État membre, introduit une nouvelle demande d'asile dans un autre État membre. Cette décision clarifiera les obligations des États membres en matière de réadmission et de prise en charge des demandeurs d'asile, avec un impact direct sur la pratique des autorités françaises compétentes en matière d'asile.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/629

9.2.2026

Demande de décision préjudicielle présentée par le rechtbank Den Haag, zittingsplaats Roermond (Pays-Bas), le 22 octobre 2025 – DP/Minister van Asiel en Migratie

(Affaire C-675/25, Abrazov (1) )

(C/2026/629)

Langue de procédure: le néerlandais

Juridiction de renvoi

Rechtbank Den Haag, zittingsplaats Roermond (tribunal de La Haye, siégeant à Ruremonde, Pays-Bas)

Parties à la procédure au principal

Partie requérante: DP

Partie défenderesse: Minister van Asiel en Migratie

Questions préjudicielles

1)

L’article 4 de la Charte, lu conjointement avec son article 47, avec l’article 27, paragraphe 1, du règlement (UE) no 604/2013 (2) et avec l’article 43, paragraphe 1, sous a) et b), du règlement (UE) 2024/1351 (3), doit-il être interprété en ce sens qu’un ressortissant d’un pays tiers ne peut faire l’objet d’un transfert dans le cadre de ces règlements que s’il est exclu que l’impact de la décision de transfert entraîne un risque réel et avéré que ce ressortissant soit soumis à des traitements inhumains ou dégradants au sens de l’article 4 de la Charte et en ce sens que, par conséquent, cette disposition s’oppose à ce que l’autorité nationale compétente, y compris judiciaire, ne prenne en compte l’impact de la décision de transfert sur l’état de santé dudit ressortissant qu’afin d’examiner si celui-ci est en état de voyager?

2)

Les articles 1er et 4 de la Charte, lus conjointement avec son article 47, avec l’article 27, paragraphe 1, du règlement (UE) no 604/2013 et avec l’article 43, paragraphe 1, sous a) et b), du règlement (UE) 2024/1351, doivent-ils être interprétés en ce sens que l’autorité judiciaire qui contrôle la légalité d’une décision de transfert est tenue de constater, le cas échéant d’office, l’interdiction absolue d’un transfert fondé sur ces règlements et l’impossibilité de le suspendre s’il ressort d’éléments objectifs que cette suspension entraînerait en elle-même un risque réel et avéré de détérioration significative et irrémédiable de l’état de santé ou qu’elle doit être considérée comme incompatible avec la dignité humaine?


(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.

(2) Règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale introduite dans l’un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride (JO 2013, L 180, p. 31).

(3) Règlement (UE) 2024/1351 du Parlement européen et du Conseil, du 14 mai 2024, relatif à la gestion de l’asile et de la migration, modifiant les règlements (UE) 2021/1147 et (UE) 2021/1060 et abrogeant le règlement (UE) no 604/2013 (JO L, 2024/1351).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/629/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)