Jurisprudence CJUE62025CN0689

Affaire C-689/25 Łuneka: Demande de décision préjudicielle présentée par le Sąd Okręgowy w Warszawie (Pologne) le 29 octobre 2025 – Bank BPH S.A./KP et PP

CELEX62025CN0689
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 29 octobre 2025

Résumé IA

La Cour de justice de l'Union européenne est saisie d'une question préjudicielle relative à l'interprétation de la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs, dans le cadre d'un litige opposant une banque à des emprunteurs. La demande porte sur les conséquences juridiques de l'annulation d'un contrat de prêt hypothécaire indexé sur une devise étrangère, notamment en ce qui concerne la restitution des prestations et le calcul des intérêts. Cette affaire pourrait préciser les obligations des professionnels et les droits des consommateurs en cas de nullité d'un contrat pour clause abusive.

Texte intégral

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Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2026/926

23.2.2026

Demande de décision préjudicielle présentée par le Sąd Okręgowy w Warszawie (Pologne) le 29 octobre 2025 – Bank BPH S.A./KP et PP

(Affaire C-689/25 Łuneka (1) )

(C/2026/926)

Langue de procédure: le polonais

Juridiction de renvoi

Sąd Okręgowy w Warszawie

Parties à la procédure au principal

Partie requérante: Bank BPH S.A.

Parties défenderesses: KP et PP

Question préjudicielle

En cas d’annulation dans son intégralité d’un contrat de crédit, conclu avec un consommateur par un professionnel, au motif qu’il contenait des clauses abusives sans lesquelles il ne pouvait pas subsister, l’article 6, paragraphe 1, et l’article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993 concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs (2) et le principe d’effectivité doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à une jurisprudence nationale selon laquelle la présentation par le consommateur d’une déclaration de compensation de sa créance au titre du principal a un effet rétroactif à partir du moment où cette créance est devenue exigible, ce qui élimine les effets du retard dans le paiement de cette créance, en entrainant par conséquent la suppression des intérêts légaux de retard qui, en l’absence de compensation, auraient été dus au consommateur par le professionnel?


(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.

(2) JO 1993, L 95, p. 29.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2026/926/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)